BETA nonprofit public democratic european moderated

Pierre Barnérias

4 posts

Pierre Barnérias

Mentions and quotes

What a lesson! What strength! What faith! This Stade de France and these 80,000 young people brought me to tears of joy last night. Silent tears in front of this incredible fervor, in front of this youth that is sometimes said to be lost, without bearings, trapped in individualism, and who were there last night, standing, happy, believing, full of life. A Stade de France transformed into a cathedral of light. A stadium of all France to pay tribute to these saints and martyrs who made the history of our country and whom some dream of rewriting. And me, in front of these images, I could no longer hold back my tears. What a lesson to see this fraternal communion at a time when division and denunciation are promoted. What strength to see this youth daring their faith in a world that hides or fights it. They did not try to hide. They sang. They prayed. They laughed. They held up their faith with incredible joy. The spark was ignited last night by Pope Leon. And the blaze has caught fire. It will not be extinguished. Thank you. Yes, thank you infinitely to all of you for showing us through your joy the only path worth following: the path of life. What a slap to see live and unfiltered the love that binds all these children to this man in white. We could see it in their eyes. We could feel it in this immense clamor rising from the stadium. And for a few moments, in front of my screen, I forgot everything else. The news, the quarrels, the worries, all this constant noise that ends up making us believe that nothing beautiful is possible anymore. There, there were 80,000 young people proving us exactly the opposite. This visit is much more than a visit. It sounds like a new beginning, like a gathering of all women and all men of good will to work towards the civilization of love. Far, very far from overly human political programs. Last night, I did not see a lost youth. I saw a youth that still believes. And I think that is why I cried. Because, for a few hours, these 80,000 young people gave me something that our time tries too often to take away from us: hope. And for that, from the bottom of my heart, thank you. (translated)

15 juillet Il y a des dates qui s’inscrivent dans une vie comme une cicatrice. Le 15 juillet en fait partie. Ce jour-là, alors que je suis en train d’écrire, que les mots d’un livre tentent de raconter des années de combats, je reçois ceux d’une autre bataille. La plus intime. La plus violente. Celle d’un père face à la souffrance de son enfant. Aujourd’hui, une loi que je combats profondément vient d’être adoptée. Une loi que certains appellent "l’aide à mourir". Ces mots résonnent étrangement dans ma tête. Parce qu’au même moment, ma fille, elle, me parle de sa difficulté à vivre. Elle ne me parle pas d’une vie qu’elle voudrait quitter par choix. Elle me parle d’une vie devenue trop lourde à porter parce que la maladie l’a épuisée, parce que son corps ne répond plus comme avant, parce qu’elle a donné toutes ses forces pendant des mois pour rester debout. Je lis ses messages encore et encore. "Je n’y arrive plus papa." "Je suis en survie totale." "Je n’ai plus de vie." "J’ai besoin d’un miracle." Ces phrases, je les porte en moi. Elles me poursuivent. Et une peur terrible s’installe. Une peur que je n’ose même pas écrire tellement elle me fait mal. Je prie pour qu’elle ne tombe pas, dans cet instant de fragilité extrême, sur des mots qui pourraient lui faire croire que son épuisement est une fin. Je prie pour qu’elle n’oublie jamais qu’un moment de souffrance, même le plus violent, ne doit jamais être confondu avec toute une existence. Car moi, je connais ma fille. Je sais qui elle est derrière la maladie. Je sais qu’elle est celle qui, adolescente, avait sauvé Jazzlie. Ce cheval qu’elle avait regardé autrement que les autres. Là où certains auraient vu un animal perdu, elle avait vu une vie à protéger. Elle avait vu une petite lumière dans ses yeux et elle avait décidé de croire en elle. Cette force-là existe toujours. Même si aujourd’hui elle est enfouie sous la douleur. Même si aujourd’hui elle me dit qu’elle n’a plus rien. Moi, son père, je refuse de croire qu’elle n’est plus là. Ce qui me bouleverse le plus, ce n’est pas seulement sa souffrance. C’est de savoir qu’une personne qui a toujours donné de l’amour, qui a toujours cherché à sauver, qui a toujours voulu réparer, puisse un jour ne plus voir sa propre valeur. Alors je veux être là pour lui rappeler. Je veux lui rappeler qu’elle n’est pas un corps malade. Elle n’est pas un diagnostic. Elle n’est pas ses journées de souffrance. Elle est ma fille. Celle que j’ai portée dans mes bras quand elle était enfant. Celle pour qui j’ai traversé des kilomètres d’autoroute pour arriver à son chevet. Celle pour qui je me lèverai encore autant de fois qu’il le faudra. Ce soir-là, une pensée ne me quitte pas. Dans une société qui parle de plus en plus de la possibilité de mourir, qui parle de répondre à certaines souffrances par la fin, j’aimerais que l’on parle encore davantage de ceux qui n’arrivent plus à demander de l’aide. De ceux qui sont épuisés. De ceux qui ne veulent pas forcément mourir, mais qui veulent simplement que la douleur s’arrête. La différence est immense. Et moi, je continuerai à me battre pour que ma fille entende une autre phrase : "Tu n’es pas seule. On va traverser ça ensemble." Parce qu’aujourd’hui, son combat est devenu le mien. Et tant que j’aurai un souffle, je garderai l’espoir pour deux. #Soutien #Espoir #SantéMentale

Eh oui ! Les évidences passent mieux avec le rire. Mais il en faut du temps. Souvenez vous des Guignols de l’info à propos des vaccins contre la grippe aviaire. Les guignols ont disparu des écrans 18 mois avant l’arrivée de l’opération Covid19. Une coïncidence bien évidemment. https://t.co/kgv8Kr5y17 #humour #vaccins #Covid19

Chère Christine. J’ai appris la triste nouvelle hier soir et je pense à toi même si j’ai encore du mal à y croire. On s’est croisé dans une série qui nous a réunis autour de quelque chose de fort, de tendu, de vivant. Et toi, tu étais là, entière. Droite. Engagée. Avec cette façon très à toi de tenir une idée jusqu’au bout, sans jamais te cacher. Tu étais une femme de recherche, de données, de rigueur. Mais surtout une femme qui cherchait à comprendre, à aller au fond des choses, même quand ça dérangeait, même quand ça isolait. Et au-delà de tout ce qui s’est dit, débattu, contesté, il reste une chose très simple : une personne. Une présence. Une énergie. Quelque chose de franc, de vrai, que ceux qui t’ont rencontrée n’oublieront pas. Je pense aussi à ce que tu as traversé. À la fatigue, aux combats, à ton corps perclus de douleur, à ce que tu as porté seule parfois. Et je mesure à quel point tout ça a dû être lourd. Aujourd’hui, reste le silence. Et pour ceux qui t’ont connue, il reste aussi le souvenir de quelqu’un qui ne trichait pas avec ce qu’elle croyait. Merci pour tout. Pour tout ton travail et pour tout ce que tu étais. Vous pouvez retrouver Christine sur https://t.co/SEQosqmfqv⁠�. Dans hold-Up+ hold on et hold Out #Souvenir #Hommage #FemmeForte