Christine, En me réveillant ce matin, je reçois un message me disant que tu es partie hier soir. Tu souffrais beaucoup mais la pudeur t'empêchait de le dire. Je n'oublierai jamais la phrase que tu m'as écrite un jour et qui est un des plus beaux compliments que j'ai reçus : "Tu es le dernier journaliste de France". Grâce à toi, j'ai ouvert mon esprit à ce milieu scientifique, statistique et médical que je connaissais très mal, tu m'as présenté Virginie Dornier et Jean-Pierre Coqk en insistant sur le fait qu'ils méritaient d'être connus pour leurs travaux. Tu vois, Christine, je n'ai même plus les mots, car les larmes commencent à tomber. En lisant ce message ce matin, la pluie s'est mise à tomber chez moi de manière forte pendant quelques minutes, comme un signe du ciel sur la portée dramatique de cette nouvelle. Quand je pense qu'il y a 24 ans, jour pour jour, je faisais ma communion solennelle sous le soleil et la chaleur... Quelle ironie ! Quand je pense que, de surcroît, ce dimanche, je vais aller voir Eric Mercier du côté de Nantes pour sa conférence sur les soins palliatifs... Quelle ironie ! Christine, je ne t'oublierai jamais, car tu étais l'exemple même du courage, de la vaillance, de la détermination et du professionnalisme. Tu rejoins le ciel selon ta volonté. Embrasse de ma part Claire Séverac, Sylvie Simon, Corinne Gouget, Stéphane Gayet, Serge Monast, mon copain Michel Chanu et tous les autres lanceurs d'alerte disparus trop précocément. Repose en paix. Nicolas #RIP #Souvenirs #Hommage