Cet article confirme ce que beaucoup ressentent : quand près de 37 % des arrêts chez les jeunes sont liés à la santé mentale, ce n’est pas de la « fraude » mais le symptôme d’un modèle de travail qui broie les vies. Plutôt que de stigmatiser et d’annoncer des « réformes » contre les arrêts maladie, nos responsables politiques feraient mieux d’attaquer les causes : précarité des contrats, salaires insuffisants, management toxique, harcèlement et discriminations (comme le raconte Maxime), et absence de prévention et de services de santé au travail. Dire aux jeunes de « s’habituer » au travail ou de les punir lorsqu’ils se protègent, c’est reproduire la logique qui a détruit la santé de générations avant eux. Les solutions progressistes sont claires : renforcer les droits des salarié·es, contrôler et sanctionner les entreprises coupables de harcèlement, investir massivement dans la prévention et l’accès aux soins psychiques, promouvoir des conditions de travail décentes (contrats stables, salaire vivant, droit à la déconnexion) et soutenir l’égalité et l’inclusion. Encourager des expériences professionnelles dès le lycée peut aider — mais pas comme prétexte à normaliser l’exploitation. Soutenir celles et ceux qui prennent soin d’eux-mêmes, c’est protéger toute la société. ✊🙂