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#GénérationLéon

Génération Léon ! C’est peut-être elle après tout la « nouvelle France » ? Cette foule jeune et métissée rassemblée à Saint Denis, où le temps d’une improbable soirée on trouvait à la fois Bally Bagayoko et l’abbé Raffray, les scouts de France et les scouts d’Europe, Glorious et la Sainte Tunique… Comme si l’on avait vu ce soir une nouvelle génération de catholiques, non pas naître vraiment sous nos yeux - elle était née déjà dans l’émotion de Notre-Dame en flammes, dans le renouveau du catéchuménat ou le succès du pélé de Chartres - mais se forger enfin une identité, se trouver un dénominateur commun. Ou tout simplement un nom. Génération Léon ! Jeunesse catholique consciente de ses différences mais qui n’a plus envie d’en faire des fractures. Génération réconciliée avec elle-même, qui se sait trop minoritaire pour pouvoir s’offrir encore le luxe d’être divisée. Les aînés s’étaient tour à tour agacé ou réjoui, selon leurs sensibilités respectives, face à Benoît XVI et François : un pape de droite, un pape de gauche… Léon ne renie ni l’exigence doctrinale du premier ni l’inépuisable appel à la charité du second mais invite par sa bonhomie paisible et sa joie discrète à supplanter les clivages, pour s’atteler à la seule chose qui compte vraiment : faire feu de tout bois pour annoncer l’évangile… pour que le monde ait la vie ! Car elle est vivante, cette génération Léon : en mouvement, en recherche constante de nouveaux projets (nouveaux pèlerinages, nouveaux médias, nouvelles œuvres missionnaires…). Elle arrive moins sûre d’elle-même peut-être que les générations d’avant : consciente de ses propres doutes, des fragilités de l’institution ecclésiale qu’elle n’a pas cessé d’aimé pour autant, et consciente surtout des défis vertigineux qui l’attendent. À commencer par celui-ci : comment continuer de faire vivre l’humanité malgré la tentation de plus en plus pressante de sombrer dans le « paradis des machines » que le pape a décrit avec les mots de Bernanos ? Alors dans une spectaculaire mise en scène digne des plus beaux spectacles du Puy du Fou, ce début de réponse est venu comme une évidence sous la lumière des feux d’artifice : la foule des saints et des saintes qui ont tissé quinze siècles d’histoire chrétienne en France sont, plus sûrement encore que les piliers de Notre-Dame, comme un appui vivant pour édifier cette génération qui vient. Leur exemple est aussi un appel. « Vous êtes les saints de France ! » a lancé le pape. Des saints qui ne savent pas s’empêcher de se prendre en selfie, qui ne sont même plus foutus de respecter quelques secondes de silence dans un stade et qui ont tous posté leurs souvenirs de ce soir en story sitôt rentrés chez eux - mais après tout, le vrai propre des saints, n’est-ce pas justement d’avoir été de leur temps ? Or les temps sont là, les cloches des églises sonnent toujours, on a vu dans la ville en fête petits et grands courir à travers les rues pour se presser sur le chemin du pape et ce Léon, qui n’est sans doute ni le plus charismatique ni le plus original des successeurs de Pierre, a su rien qu’en la regardant de son œil joyeux donner à cette foule éparse un profond sentiment d’unité et de fierté collective. Vive le pape et vive la France ! #GénérationLéon #JeunesseCatholique #Unité