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#Marsaud

⚡️🇫🇷RÉCAP - Le Canard enchaîné a-t-il écrit trop vite sur Bally #Bagayoko ? Le 4 août, l’hebdomadaire mettait en cause l’actuel maire #LFI de Saint-Denis au sujet de son emploi de cadre à la RATP. Signé « Camille Eider », l’article évoquait notamment un recrutement « sans concours » ni entretien, des horaires « élastiques » et un emploi à temps plein « pas très prenant ». L’affaire a depuis pris une tournure judiciaire : 2 plaintes contre X ont été adressées au Parquet national financier par AC!! Anti-Corruption. La 1ère vise Bally Bagayoko pour des soupçons d’emploi fictif et de détournement de fonds publics ; la seconde porte plus largement sur un possible système d’emplois de complaisance au bénéfice d’élus parisiens et franciliens. À ce stade, aucune ouverture d’enquête n’a été annoncée. Mais plusieurs éléments apparus depuis nuancent sérieusement le récit initial. La #RATP dément toute « allégation d’emploi de complaisance » et affirme que Bally Bagayoko a été recruté au début des années 2000 après avoir passé des entretiens d’embauche, puis ceux précédant sa titularisation. Elle précise également qu’il n’existe pas de concours pour intégrer la Régie, ses agents n’étant pas fonctionnaires. Le Parisien rapporte par ailleurs les témoignages de plusieurs élus du Val-d’Oise de sensibilités politiques différentes, dont certains très éloignés de LFI, qui ont travaillé avec Bally Bagayoko lorsqu’il était responsable territorial de la RATP. Ils décrivent un interlocuteur « très compétent », « présent et professionnel », « très actif sur le terrain », voire « quasiment indispensable » pour faire remonter les demandes des élus. Parmi eux figure notamment Georges Mothron (#LR), maire d’Argenteuil, qui confirme l’avoir rencontré à de nombreuses reprises dans le cadre de ses fonctions. Autre élément : Jacques #Marsaud, ancien dirigeant de la RATP a directement contesté l’article dans un courrier rendu public. Il affirme que Bally Bagayoko a bien passé plusieurs entretiens [avec un chef de service, le directeur du développement et la DRH] et accuse l’article de reposer sur des « sous-entendus infondés ». Un autre élément de contexte mérite désormais d’être relevé : l’article du Canard enchaîné est officiellement signé sous le pseudonyme « Camille Eider ». Selon La Dépêche, ce papier a été rédigé par Frédéric #Haziza, journaliste de Radio J et collaborateur du Canard. Or les relations publiquement conflictuelles de Frédéric Haziza avec La France insoumise sont documentées depuis plusieurs années. En mars 2024, Arrêt sur images lui consacrait une enquête au titre explicite : « Frédéric Haziza, le journaliste qui adore détester LFI ». Le média décrivait qu’il s’en prenait « ouvertement et de manière récurrente » au mouvement et rapportait que plusieurs reporters lui reprochaient de sortir de son rôle de journaliste, voire de pénaliser le travail d’autres rédactions… Ce contexte ne suffit évidemment pas, à lui seul, à invalider une enquête journalistique. Mais si les contradictions entre le récit initial du Canard, les témoignages d’élus, la version de l’ancien dirigeant de la RATP et les éléments éventuellement établis par la justice devaient se confirmer, l’identité réelle de l’auteur et son antagonisme public avec #LFI constitueraient alors un élément important pour comprendre les conditions dans lesquelles cette affaire a été construite et médiatisée... #Bagayoko #LFI #RATP

Article du Canard enchaîné : quand le sous-entendu remplace la démonstration Je ne comptais pas répondre à chaque attaque, mais le témoignage de Jacques Marsaud, ancien secrétaire général de la ville de Saint-Denis puis ancien dirigeant de la RATP, mérite d'être connu de toutes celles et ceux qui ont suivi cette polémique autour de l'article signé par Frédéric Haziza. Jacques Marsaud a directement écrit au journaliste pour contester la présentation faite de mon parcours et de mon recrutement à la RATP. Ce n'est pas un commentaire extérieur : c'est le témoignage d'un homme qui a personnellement participé à la décision de me recruter, et qui sait donc de quoi il parle. Il le dit sans détour : je n'ai pas été recruté « sans entretien », contrairement à ce que l'article laisse entendre. J'ai passé plusieurs entretiens successifs — avec le chef de service, le directeur du développement, puis la direction des ressources humaines — pour vérifier que mon profil correspondait au poste. J'ai été recruté sur mes compétences, point final. Ceux qui ont eu à travailler avec moi le savent. Quant aux aménagements horaires liés à mon mandat électif, je n'ai jamais rien caché : ce sont les mêmes dont bénéficient tous les agents de la RATP élus. Mais qui a la preuve que je n'aurais pas rempli pleinement mes missions ? Personne. Jacques Marsaud pose lui-même la question au journaliste, et cette question reste sans réponse dans l'article. D'ailleurs, dans ce premier article, on m'accuse de « cumuler deux postes ». Sauf qu'être élu n'est pas un emploi. Chacun le sait, à commencer par ceux qui ont écrit cet article. Confondre un mandat électif avec un poste salarié, ce n'est pas une erreur, c'est un choix rhétorique destiné à faire croire à une fraude là où il n'y a qu'un mandat exercé, comme la loi le permet et l'encadre. Ce que dénonce Jacques Marsaud, c'est une méthode : partir d'un postulat, puis l'habiller de sous-entendus au lieu de le démontrer. Il parle d'un « tissu de sous-entendus infondés », et il a raison. Cette méthode, on la retrouve telle quelle dans le second article, publié le 11 août. Le Canard enchaîné y révèle que plus de 200 personnes travaillent à la RATP tout en exerçant par ailleurs un mandat d'élu. Deux cents situations comparables à la mienne. Et sur ces deux cents, une seule fait l'objet d'un article complet : la mienne. Ce choix n'est pas anodin, et chacun est libre d'en tirer les conclusions qui s'imposent sur ce qui relève de l'enquête et ce qui relève du ciblage. Plus grave encore : entre-temps, Jacques Marsaud avait écrit au journaliste pour rectifier les faits. Ce courrier existait, il était entre les mains de la rédaction avant la parution du second article. Et pourtant, aucune des informations contestées n'a été corrigée. Le journal savait qu'un témoin direct de mon recrutement contestait sa version des faits, et a choisi de publier sans en tenir compte. Je veux aussi dire ma gratitude à celles et ceux qui ont exprimé leur soutien face à cette campagne. Ce soutien compte, et je continuerai à prendre toute ma place, à Saint-Denis comme dans les combats à venir. Jacques Marsaud envisage aujourd'hui de demander un droit de réponse. Je l'y encourage : les lecteurs méritent d'avoir les deux versions. Agence France-Presse Le Parisien Le Canard enchaîné Le Point #Journalisme #Transparence #Politique

Article du Canard enchaîné : quand le sous-entendu remplace la démonstration Je ne comptais pas répondre à chaque attaque, mais le témoignage de Jacques Marsaud, ancien secrétaire général de la ville de Saint-Denis puis ancien dirigeant de la RATP, mérite d'être connu de toutes celles et ceux qui ont suivi cette polémique autour de l'article signé par Frédéric Haziza. Jacques Marsaud a directement écrit au journaliste pour contester la présentation faite de mon parcours et de mon recrutement à la RATP. Ce n'est pas un commentaire extérieur : c'est le témoignage d'un homme qui a personnellement participé à la décision de me recruter, et qui sait donc de quoi il parle. Il le dit sans détour : je n'ai pas été recruté « sans entretien », contrairement à ce que l'article laisse entendre. J'ai passé plusieurs entretiens successifs — avec le chef de service, le directeur du développement, puis la direction des ressources humaines — pour vérifier que mon profil correspondait au poste. J'ai été recruté sur mes compétences, point final. Ceux qui ont eu à travailler avec moi le savent. Quant aux aménagements horaires liés à mon mandat électif, je n'ai jamais rien caché : ce sont les mêmes dont bénéficient tous les agents de la RATP élus. Mais qui a la preuve que je n'aurais pas rempli pleinement mes missions ? Personne. Jacques Marsaud pose lui-même la question au journaliste, et cette question reste sans réponse dans l'article. D'ailleurs, dans ce premier article, on m'accuse de « cumuler deux postes ». Sauf qu'être élu n'est pas un emploi. Chacun le sait, à commencer par ceux qui ont écrit cet article. Confondre un mandat électif avec un poste salarié, ce n'est pas une erreur, c'est un choix rhétorique destiné à faire croire à une fraude là où il n'y a qu'un mandat exercé, comme la loi le permet et l'encadre. Ce que dénonce Jacques Marsaud, c'est une méthode : partir d'un postulat, puis l'habiller de sous-entendus au lieu de le démontrer. Il parle d'un « tissu de sous-entendus infondés », et il a raison. Cette méthode, on la retrouve telle quelle dans le second article, publié le 11 août. Le Canard enchaîné y révèle que plus de 200 personnes travaillent à la RATP tout en exerçant par ailleurs un mandat d'élu. Deux cents situations comparables à la mienne. Et sur ces deux cents, une seule fait l'objet d'un article complet : la mienne. Ce choix n'est pas anodin, et chacun est libre d'en tirer les conclusions qui s'imposent sur ce qui relève de l'enquête et ce qui relève du ciblage. Plus grave encore : entre-temps, Jacques Marsaud avait écrit au journaliste pour rectifier les faits. Ce courrier existait, il était entre les mains de la rédaction avant la parution du second article. Et pourtant, aucune des informations contestées n'a été corrigée. Le journal savait qu'un témoin direct de mon recrutement contestait sa version des faits, et a choisi de publier sans en tenir compte. Je veux aussi dire ma gratitude à celles et ceux qui ont exprimé leur soutien face à cette campagne. Ce soutien compte, et je continuerai à prendre toute ma place, à Saint-Denis comme dans les combats à venir. Jacques Marsaud envisage aujourd'hui de demander un droit de réponse. Je l'y encourage : les lecteurs méritent d'avoir les deux versions. @afpfr @LePoint @humanite_fr @le_Parisien #Journalisme #Transparence #DroitDeRéponse