🔴🇫🇷 LE SAVIEZ-VOUS ? Il existe un mécanisme parfaitement légal qui permet au pouvoir de faire quitter l’Assemblée à un député sans organiser d’élection législative partielle. Le gouvernement commence par lui confier une "mission temporaire". Pendant les six premiers mois, le parlementaire conserve son siège. Mais si cette mission est prolongée au-delà de six mois, son mandat prend automatiquement fin et son suppléant le remplace. Aucune campagne, aucun vote et surtout aucun risque de perdre la circonscription. Exemple concret : en janvier, Florent Boudié, député macroniste de Gironde, reçoit une mission sur les messageries chiffrées. Elle devait atteindre la limite légale des six mois le 18 juillet. Le gouvernement décide de la prolonger. Dès le 19 juillet, son mandat est clos et sa suppléante, Marie-Sophie Bernardeau, entre directement à l’Assemblée. Une démission classique aurait normalement provoqué une législative partielle. Un scrutin particulièrement risqué puisque Florent Boudié n’avait été réélu en 2024 qu’avec 52,17 % des voix contre 47,83 % pour le RN. Le même procédé a déjà été utilisé pour Hervé Berville et Astrid Panosyan-Bouvet. Selon Le Canard enchaîné, une dizaine d’autres parlementaires travailleraient actuellement sur des missions gouvernementales susceptibles de connaître le même sort. Le stratagème est légal. Mais il permet bien de changer le député d’une circonscription sans jamais redonner la parole aux électeurs et donc aux Français. (Sources : Le Canard enchaîné, LCP, Assemblée nationale) #Politique #AssembléeNationale #Députés
