20 septembre 2024. Paris. Philippine, 19 ans, est une brillante étudiante de l'Université Paris-Dauphine. Cheftaine scout, engagée, récemment fiancée, avant-dernière d'une fratrie de 6 enfants, tout le monde s'accorde pour la décrire "pleine de vie, rayonnante, intelligente et aimante". Ce vendredi après-midi, elle est enfin en week-end, un grand soleil brille dans la capitale et les arbres du bois de Boulogne commencent à prendre leurs couleurs d'automne. Ne pouvant céder à la tentation de sentir l'air frais de la forêt emplir ses poumons, elle s'accorde un petit détour par le bois. Un endroit en théorie tranquille en plein après-midi. Mais au détour d'un chemin elle croise Taha Oualidat, un marocain de 22 ans, déjà condamné à 7 ans de prison pour le viol d'une jeune étudiante dans une forêt en 2019. Sous OQTF, il a été placé dans un centre de rétention administratif. Mais le Maroc ne veut pas le reprendre. Un juge des libertés et de la détention décide alors de le remettre en liberté le 3 septembre, tout en reconnaissant sa dangerosité. Alors que le soir tombe, les parents de la jeune femme sont sans nouvelles. Inquiets, toute la famille se lance dans une battue dès le lendemain matin. C'est eux qui tomberont sur le corps sans vie et à moitié enterré de Philippine. Taha Oualidat l'aurait violé puis étranglé avant d'abandonner son corps au milieu des bois. N'oublions jamais Philippine Le Noir de Carlan. En août 2025, la "loi Philippine", votée par le parlement, a été censurée par le Conseil Constitutionnel. Elle aurait permis d'allonger la durée maximale de rétention pour les étrangers jugés dangereux, «pour qu’il y en ait quelques-unes qui soient sauvées». #JusticePourPhilippine #Sécurité #ViolenceFaitesAuxFemmes


