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ChienSurpris

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ChienSurpris

Pourquoi irais-je payer ma taxe foncière cette année ? De quoi suis-je censé avoir peur ? De 10 % de majoration ? Très bien. Et ensuite ? Je ne l’aurai toujours pas payée. Ils vont venir saisir mes comptes ? Qu’ils viennent. Il n’y a déjà plus rien dessus. Je ne me verse quasiment plus de salaire, je suis mon propre patron et j’ai décidé de réduire ma rémunération au strict minimum. Alors combien de temps, combien de procédures, combien de courriers et combien d’énergie administrative faudra-t-il mobiliser pour récupérer 3 000 euros de taxe foncière, auxquels ils ajouteront leurs 10 %, leurs intérêts et leurs pénalités ? Je pourrai même leur verser 10 euros par-ci, 1,50 euro par-là. Histoire qu’ils enregistrent, qu’ils comptabilisent, qu’ils relancent et qu’ils travaillent pour aller chercher leur argent. Parce que pendant ce temps-là, moi, j’ai une entreprise à faire tourner. Quand je veux travailler, je dois remplir les réservoirs des véhicules qui vont servir mes clients. Et quand le carburant explose, mes clients doivent payer davantage pour obtenir exactement le même service. Parallèlement, mes salariés voient leur pouvoir d’achat fondre et réclament, légitimement, des augmentations pour absorber l’inflation. Tout augmente. Le carburant. Les salaires. Les charges. Les fournisseurs. Les impôts. Les taxes. Mais il faudrait continuer à sourire, sortir 3 000 euros de plus et payer immédiatement la taxe foncière comme si l’argent apparaissait magiquement sur le compte ? À un moment donné, il faut choisir : soit je finance l’activité qui me permet de travailler, de payer mes salariés et de servir mes clients, soit je nourris encore la machine fiscale. Moi, j’ai choisi. Cette année, ma taxe foncière, ils peuvent se la foutre au cul. #Taxes #Impôts #Entrepreneuriat

🚨Je suis directement et personnellement victime des fuites de données de la DGFiP. Et il faut arrêter avec les éléments de langage : ils m’ont exposé, ils ont mis mon patrimoine en risque, ils doivent réparer. Mes données sensibles sont désormais entre les mains de personnes qui peuvent les conserver, les revendre, les recouper et les exploiter pendant des années. La DGFiP ne peut pas les récupérer. Elle ne peut pas les effacer chez les fraudeurs. Elle ne peut pas revenir en arrière. Ces gens peuvent désormais connaître une partie considérable de ma vie : mon patrimoine immobilier, mes sociétés, mes participations, ma situation financière et toutes les informations qui permettent de préparer une usurpation d’identité extrêmement crédible. Le préjudice existe déjà. Il existe précisément parce que mon patrimoine est désormais exposé à cause de données que l’administration avait la responsabilité de protéger. Donc je vais être extrêmement clair : ils me doivent réparation financière à hauteur de la valeur du risque établi par cette fuite et du patrimoine qu’ils ont exposé. Je ne parle pas d’un geste commercial. Je ne parle pas d’une indemnité symbolique. Je parle de la valeur réelle du risque qu’ils ont fait peser sur mon patrimoine par leur défaillance. Aujourd’hui, je ne peux plus rendre ces informations secrètes. Je ne peux pas demander aux fraudeurs qui les possèdent de les supprimer. Je ne peux pas retrouver la situation dans laquelle j’étais avant cette fuite. Cette perte de contrôle est définitive. Ils ont exigé ces données. Ils les ont centralisées. Ils avaient la responsabilité de les sécuriser. Ils ne l’ont pas assumée. Maintenant, ils doivent assumer financièrement les conséquences. Et à mon échelle, le montant est énorme, parce que ce sont mes biens, mes sociétés et le patrimoine construit pendant des années qu’ils ont exposés. #ProtectionDesDonnées #FuitesDeDonnées #Responsabilité

Je viens de recevoir dans ma boîte mail hier soir à 00:34 l’information selon laquelle j’étais une des victimes de la fuite de donnée de la DGFIP L’État est responsable de mon insécurité à un niveau jamais atteint Comme je l’ai déjà dit, désormais plus rien ne sera comme avant https://t.co/lLY57N0JHd #DonnéesPersonnelles #Sécurité #État

ChienSurpris Aug 4

Pour obtenir un rendez-vous à la CAF, cet homme a trouvé la combine : sélectionner « réfugié » dans le menu des motifs. Un créneau apparaît. Avec un motif ordinaire ? Rien — et par téléphone, une heure d'attente. Avant de vous indigner contre lui, ou contre qui que ce soit d'autre, regardez ce que cette vidéo démontre réellement : dans un service public rationné, l'accès à un droit ordinaire passe désormais par la débrouille — et la débrouille consiste à se déclarer extraordinaire. Ce n'est pas une anecdote de guichet. C'est l'autopsie d'un principe constitutionnel. Suivez le raisonnement. D'abord, le rationnement — il est mesuré, officiellement. 61 % des citoyens déclarent rencontrer des difficultés dans leurs démarches administratives en 2025, contre 39 % en 2016 — le chiffre est repris par la Cour des comptes. Près d'un quart des Français a déjà renoncé à faire valoir un droit à cause de ces obstacles. À la CAF : des accueils physiques accessibles uniquement sur rendez-vous, des rendez-vous introuvables, un 3230 saturé où le Défenseur des droits documente depuis des années — « enquêtes mystère » à l'appui — des appelants renvoyés vers le site internet, y compris quand ils n'y ont pas accès. Un médiateur ? 47 jours de délai moyen. Le gouvernement a lancé en avril un « plan contre l'engorgement ». On lance des plans contre l'engorgement comme on écope un navire : ça dit surtout qu'il prend l'eau. Ensuite, la mécanique que la vidéo met à nu. Quand les créneaux sont rares, il faut les trier. Quand on les trie, on crée des motifs prioritaires. Et quand le tri repose sur un menu déroulant déclaratif, sans vérification au moment de la réservation, le passe-droit est servi sur un plateau : le créneau ne va plus au besoin le plus urgent, mais au clic le plus malin. Le réfugié n'est pas le scandale de cette histoire — un État peut légitimement organiser des parcours d'urgence. Le scandale, c'est qu'un allocataire ordinaire, avec un dossier ordinaire et des droits ordinaires, ne trouve plus de porte ordinaire — et que le système l'incite, de fait, à mentir pour exercer un droit. Savourez d'ailleurs l'ironie juridique : le code de la sécurité sociale sanctionne les fausses déclarations des allocataires par des pénalités — les tribunaux les confirment régulièrement. L'institution qui punit le mensonge a construit un guichet où le mensonge est la seule clé qui ouvre. Alors nommons ce qui meurt dans ce menu déroulant. L'égalité devant le service public n'est pas un slogan : c'est un principe de notre droit, l'une des lois fondamentales du service public à la française. Elle suppose une chose simple — que l'accès dépende du droit, pas de l'astuce. Un système où l'honnête attend une heure au téléphone pendant que le débrouillard passe par la bonne case n'est plus un service public : c'est une file d'attente à deux vitesses, où la vitesse se choisit dans un formulaire. Et chaque usager qui découvre la combine — cette vidéo se charge de la diffusion — dégrade un peu plus ce qui reste : demain, tout le monde cochera la case, les vrais prioritaires attendront comme les autres, et l'État s'étonnera que plus personne ne déclare rien d'exact. La fraude au guichet n'est pas née de la malice des usagers. Elle est née le jour où le guichet a cessé de s'ouvrir pour ceux qui disaient la vérité. Sources : Cour des comptes / Défenseur des droits (rapport d'octobre 2025 : 61 % d'usagers en difficulté contre 39 % en 2016, un quart renonçant à des droits), enquêtes mystère du Défenseur des droits et de l'INC sur l'accueil téléphonique (2016, 2023), CAF (accueil sur rendez-vous, 3230, médiation : 47 jours de délai moyen), plan gouvernemental d'avril 2026 contre l'engorgement, code de la sécurité sociale (art. L114-17, pénalités pour fausse déclaration). #ServicePublic #Droits #Égalité