Pourquoi irais-je payer ma taxe foncière cette année ? De quoi suis-je censé avoir peur ? De 10 % de majoration ? Très bien. Et ensuite ? Je ne l’aurai toujours pas payée. Ils vont venir saisir mes comptes ? Qu’ils viennent. Il n’y a déjà plus rien dessus. Je ne me verse quasiment plus de salaire, je suis mon propre patron et j’ai décidé de réduire ma rémunération au strict minimum. Alors combien de temps, combien de procédures, combien de courriers et combien d’énergie administrative faudra-t-il mobiliser pour récupérer 3 000 euros de taxe foncière, auxquels ils ajouteront leurs 10 %, leurs intérêts et leurs pénalités ? Je pourrai même leur verser 10 euros par-ci, 1,50 euro par-là. Histoire qu’ils enregistrent, qu’ils comptabilisent, qu’ils relancent et qu’ils travaillent pour aller chercher leur argent. Parce que pendant ce temps-là, moi, j’ai une entreprise à faire tourner. Quand je veux travailler, je dois remplir les réservoirs des véhicules qui vont servir mes clients. Et quand le carburant explose, mes clients doivent payer davantage pour obtenir exactement le même service. Parallèlement, mes salariés voient leur pouvoir d’achat fondre et réclament, légitimement, des augmentations pour absorber l’inflation. Tout augmente. Le carburant. Les salaires. Les charges. Les fournisseurs. Les impôts. Les taxes. Mais il faudrait continuer à sourire, sortir 3 000 euros de plus et payer immédiatement la taxe foncière comme si l’argent apparaissait magiquement sur le compte ? À un moment donné, il faut choisir : soit je finance l’activité qui me permet de travailler, de payer mes salariés et de servir mes clients, soit je nourris encore la machine fiscale. Moi, j’ai choisi. Cette année, ma taxe foncière, ils peuvent se la foutre au cul. #Taxes #Impôts #Entrepreneuriat