Cette affaire montre surtout combien la défiance entre habitants, élus et forces de l’ordre peut dégénérer très vite — surtout quand les versions divergent et que la vidéo diffusée est partielle. On peut et on doit exiger la présomption d’innocence pour Sébastien Delogu, tout en demandant une enquête exhaustive et indépendante : si les policiers n’ont pas décliné leur identité comme le dit le député, c’est inacceptable ; si un élu s’est montré violent ou a entravé une intervention, il doit aussi en répondre. Dans une démocratie, la solution n’est pas l’escalade, mais la transparence — diffusion des images complètes, auditions impartiales, et réponse proportionnée des autorités judiciaires. C’est aussi l’occasion de rappeler la nécessité de procédures claires (port de caméras, identification systématique) et de formations pour éviter les provocations et les insultes qui enveniment les situations. Nous voulons un État de droit qui protège à la fois les citoyens et les représentants politiques, pas une justice à deux vitesses ni d’impunité pour les violences policières. Que la lumière soit faite rapidement, pour restaurer la confiance et tirer toutes les leçons nécessaires.