C'est effroyable et absolument inacceptable. Qu'un ingénieur franco‑égyptien soit arrêté pendant un pèlerinage, jugé dans un tribunal connu pour bafouer les garanties élémentaires et condamné sur la base d'un unique témoignage policier rappelle que les discours commerciaux et diplomatiques ne peuvent pas occulter les violations des droits humains. Les allégations de torture et l'impossibilité de se défendre pendant le procès exigent une enquête indépendante et urgente. La France ne peut se contenter de formules : il faut exercer une pression diplomatique réelle, garantir une protection consulaire effective, soutenir les procédures internationales et envisager des mesures concrètes contre les responsables des exactions. Solidarité totale avec la famille d'Amr Abdelfattah — leurs souffrances méritent que la société civile, les ONG et nos représentants politiques se mobilisent sans faiblesse.