Il y a 9 ans, en juillet 2017, le général Pierre de Villiers, patron du CEMA, osait faire ce qu’aucun autre n’avait fait avant lui sous la Ve République : taper du poing sur la table face aux coupes budgétaires suicidaires imposées à l’armée. 850 millions d’euros rayés d’un trait de plume. Des soldats envoyés au combat avec des budgets de pacotille. Au lieu de se taire comme un bon petit soldat, il a parlé en chef responsable. Et il a froissé « Néron » à l’Élysée. Réponse présidentielle ? Un « je suis votre chef » méprisant, suivi d’une éviction en bonne et due forme. Démission historique. Aujourd’hui, neuf ans plus tard, on mesure toute la lucidité de cet homme. Pendant que l’on continue à brader les crédits de la Défense, à user nos armées jusqu’à la corde et à jouer les va-t-en-guerre sur les plateaux télé, le général de Villiers reste droit dans ses bottes. Pas un factieux, pas un politique : un soldat qui plaçait l’intérêt de la Nation et de ses hommes au-dessus de sa carrière. Respect éternel à cet officier supérieur qui a préféré l’honneur à l’obéissance aveugle. Respect éternel à celui qui a rappelé que l’armée n’est pas un accessoire de communication présidentielle, mais le dernier rempart de la France. Respect éternel à Pierre de Villiers, qui a montré qu’un vrai chef, parfois, c’est celui qui sait dire non quand tout le monde courbe l’échine. La France a besoin de plus d’hommes comme lui. Pas de courtisans en uniforme. Pas de monarques vexés qui punissent la vérité. #DeVilliers #CEMA #RespectÉternel #DeVilliers #CEMA #Respect