Je vous présentes les 8 fantômes de l’Élysée enfin 6 car 2 sont encore plus invisibles. Ceux dont le nom n’a jamais eu le droit d’apparaître au Journal officiel. Parce que la transparence, c’est bien pour les autres. Patrick Strzoda, directeur de cabinet, a avoué : « Il y en a huit. Outre Benalla. » Huit. Et quand on lui demande les noms et les fonctions ? « Séparation des pouvoirs, désolé. » Traduction : dégagez, c’est privé. Mediapart a quand même sorti quelques noms. Tristan Bromet. Sophie Walon. Vincent Caure. Raphaël Coulhon. Hugo Vergès. Ludovic Chaker. 6 sur 8. Les deux derniers ? Toujours en mode « fantôme», « mode avion ». Des chargés de mission tellement importants qu’on ne peut même pas dire ce qu’ils font. Mais pas assez importants pour figurer sur la photo officielle. Ils ne déclarent pas leur patrimoine. Ils ne déclarent pas leurs intérêts. Ils ne figurent nulle part. Mais ils bossent pour le président de la République. Pratique, non ? On appelle ça « chargés de mission ». Moi j’appelle ça : « collaborateurs en mode avion ». Wifi désactivé. Géolocalisation coupée. Journal officiel en sourdine. Benalla, au moins, on l’a vu. Casque, coups de poing, vidéos. Les autres ? Ils passent entre les gouttes. Discrets. Efficaces. Invisibles. Le rêve de tout pouvoir qui aime l’ombre. Et le plus beau : Quand on ose demander la liste complète, on vous répond poliment que ça relève de l’activité de l’Élysée. Comme si l’Élysée n’était pas financé par vous. La République a des conseillers. Et puis elle a des conseillers « version limitée ». Edition collector. Non commercialisée. Non référencée. On a passé des mois à chercher le cabinet noir. Il était juste là : huit personnes dont on ne doit même pas prononcer le nom. Et maintenant que certains noms ont fuité… On fait comme si de rien n’était. « Ah bon, il y avait des chargés de mission non publiés ? C’était courant. C’était technique. C’était… normal. » Normal. Comme les factures McKinsey. Comme les nominations de potes. Comme le « on régularisera plus tard ». Le cabinet noir de Monsieur Macron n’a pas besoin de Richelieu. Il a juste besoin d’un directeur de cabinet qui sait dire « je ne peux pas répondre ». Bref. 8 personnes. Des ombres. Des contrats. Zéro transparence. Et on s’étonne encore qu’on parle de cabinet occulte ou de cabinet noir. Si vous croisez l’un d’eux dans un couloir de l’Élysée, ne le saluez pas. Il n’existe pas officiellement.🤣🤭 #Élysée #transparence #cabinetnoir