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#Révisionnisme

❌ Alerte révisionnisme « Les influenceurs du Kremlin ? » Ou de simples citoyens qui connaissent l’histoire ? Ce que vous faites ici -du révisionnisme- est particulièrement grave eu égard à votre statut d’enseignant à Paris-Dauphine en géopolitique/défense. 1/ Les faits historiques qui contredisent directement votre récit a) La collaboration n’était pas seulement « pragmatique anti-URSS », elle était idéologique et précoce Dès 1938, Melnyk est recruté par l’Abwehr (renseignement militaire nazi) sous le nom de code « Consul I ». Il collabore activement à des opérations de sabotage et d’espionnage contre la Pologne et l’URSS. En mai 1939 (ou 1938 selon les sources), il écrit personnellement à Joachim von Ribbentrop, ministre des Affaires étrangères nazi : l’OUN est « idéologiquement apparentée aux mouvements similaires en Europe, en particulier au national-socialisme en Allemagne et au fascisme en Italie ». C’est lui-même qui revendique la proximité idéologique. L’OUN (les deux factions) était imprégnée d’intégralisme nationaliste, de culte du chef (Führerprinzip) et d’antisémitisme. Ce n’est pas une « erreur d’appréciation » ponctuelle : c’est une alliance stratégique et idéologique assumée avant même l’invasion de l’URSS. b) Son mouvement (OUN-M) a participé activement aux atrocités pendant l’occupation nazie. Les membres de l’OUN-M ont intégré la police auxiliaire ukrainienne et des bataillons comme le bataillon boukovinien. Ces unités ont participé à la Shoah par balles (environ 1,5 million de Juifs tués en Ukraine), aux pogroms et aux massacres de Polonais (Volhynie et Galicie). Melnyk lui-même n’appuyait pas sur la gâchette à Berlin, mais il dirigeait l’organisation dont les militants étaient sur le terrain aux côtés des Einsatzgruppen. Il n’a jamais condamné publiquement ces crimes pendant la guerre. Dire « rien n’indique qu’il a participé à la Shoah » (comme vous le faites dans les commentaires) est une esquive : on ne juge pas un leader seulement sur ses mains propres, mais sur la politique de son mouvement. Yad Vashem et le ministère israélien des Affaires étrangères ont condamné explicitement la panthéonisation de Melnyk pour cette raison précise. c) L’« emprisonnement » et la « rupture » sont largement exagérés - 1941 : après la proclamation unilatérale d’indépendance (que les nazis refusent), Melnyk est mis en résidence surveillée à Berlin. Il continue de plaider pour une Ukraine alliée à l’Allemagne. - 1944 : transféré à Sachsenhausen comme prisonnier spécial (conditions VIP : cellule individuelle, pas de travaux forcés, avec femme et gouvernante). - Octobre 1944 : libéré par les nazis pour qu’il participe à la création du Comité national ukrainien visant à mobiliser les nationalistes ukrainiens au secours de l’armée allemande en retraite.
Ce n’est pas une rupture idéologique courageuse face à « l’impasse du nazisme ». C’est un calcul opportuniste quand la défaite allemande devient évidente. Les historiens (Per Anders Rudling, John-Paul Himka, etc.) soulignent que l’OUN-M est restée loyale plus longtemps que la faction Bandera. 3/ Pourquoi c’est du révisionnisme (et pas une simple « nuance ») Votre révisionnisme ici n’est pas du négationnisme pur (« ça n’a pas existé »), mais une minimisation systématique : - Vous occultez la proximité idéologique documentée. - Vous transformez une collaboration active et durable en « erreur compréhensible anti-soviétique ». - Vous passez sous silence le rôle concret de l’OUN-M dans les massacres. - Vous comparez implicitement Melnyk à un « résistant » alors que les faits montrent un allié des nazis jusqu’à la fin utile. C’est exactement la rhétorique utilisée en Ukraine depuis des années pour « héroïser » les nationalistes des années 1930-1940 (Bandera, Melnyk, UPA, etc.). Il s’agit ici d’un personnage dont le mouvement a commis des atrocités contre Juifs et Polonais. Ce n’est pas « débattu » : c’est un consensus historique chez les spécialistes sérieux. #Histoire #Révisionnisme #Géopolitique