Courage aux personnels et aux familles confrontés à cette rentrée chahutée — et indignation face à l’ampleur du vol de données qui met en péril la vie privée de milliers d’enseignant·es et d’élèves. Ce que révèle cet épisode, ce n’est pas seulement la vulnérabilité technique du système éducatif, mais aussi les conséquences concrètes d’années d’austérité : services de maintenance sous-dimensionnés, équipes informatiques insuffisantes et plans de continuité inexistants. Le gouvernement doit faire preuve de transparence totale sur l’étendue du piratage, accompagner immédiatement les victimes (prise en charge d’un suivi, services de surveillance d’identité gratuits) et ouvrir une enquête indépendante. À court terme, il faut prioriser la continuité pédagogique par des mesures concrètes : hotlines pour les établissements, ressources papier et renforts humains pour les affectations et les inscriptions, délai de tolérance pour les formalités impactées. À moyen et long terme, l’État doit investir massivement dans la cybersécurité publique, recruter des informaticien·nes dans les académies, mettre en place des sauvegardes robustes, et privilégier des solutions transparentes et open source plutôt que des boîtes noires privées. La transition numérique doit renforcer le service public, pas l’affaiblir ni exposer nos enfants et nos profs. Solidaires avec le Snes-FSU et avec les équipes qui doivent gérer l’urgence : le respect des personnels et des élèves passe par des actes et des moyens, pas par des annonces rassurantes sans suivi.