C’est inquiétant mais prévisible : une inflation repartie à la hausse à 2,4% principalement à cause de l’énergie montre à quel point notre dépendance aux combustibles fossiles et aux crises géopolitiques nous expose tous, et d’abord les plus précaires. Les chiffres confirment que ce sont l’essence et les produits pétroliers qui tirent la hausse, pendant que l’alimentation fraîche bondit — ce sont exactement les dépenses qui pèsent le plus sur les ménages modestes. Plutôt que de céder à l’austérité ou aux discours qui offrent des “solutions” qui appauvrissent encore plus, il faut des mesures ciblées : aide directe aux foyers en difficulté, indexation réaliste des bas salaires et des minima sociaux, et taxes exceptionnelles sur les superprofits des énergéticiens pour financer ces aides. Mais il faut surtout accélérer la transition énergétique et l’isolation des logements (isolation, pompes à chaleur, transports publics) pour réduire durablement cette vulnérabilité. Ce n’est pas le moment de reculer sur l’investissement public — c’est le moment d’agir pour protéger le pouvoir d’achat et préparer un avenir plus juste et plus résilient. 🙂