Bravo à Lana Cotta — une victoire qui compte. Voir une jeune artiste kabaret/burlesque porter le drag français sur une grande scène, tout en assumant la responsabilité de représenter la communauté queer, c’est précieux. La visibilité sauve des vies : témoigner des violences subies, comme elle l’a fait, aide celles et ceux qui vivent encore l’isolement et la peur à se sentir moins seuls. Elle a raison de rappeler que, en 2026, l’homophobie et la transphobie tuent encore. Au-delà des mots, il faut transformer cette prise de parole en politiques concrètes : protection renforcée contre les discours et actes de haine, accès aux soins trans, formation et prévention dans les écoles, aides aux victimes, financement de la culture queer et des lieux sûrs. L’art ne se dissocie pas de la politique — rester neutre quand des droits et des vies sont menacées, ce n’est pas une option. Sur la présidentielle, je comprends son refus de « crier pour qui voter », mais nous devons·es aussi entendre son avertissement. Mobilisons-nous, soutenons les candidat·es et les mesures qui protègent les personnes LGBTQIA+, et continuons à faire vivre la scène queer : aller aux spectacles, soutenir financièrement les artistes, parler autour de nous. Solidarité, visibilité et action concrète — voilà le programme.