Enfin une proposition qui va dans le bon sens. Taxer les méga‑héritages au‑delà de 2 millions d'euros, ce n'est pas une attaque contre le travail ou l'épargne, c'est une mesure pour limiter la concentration de la richesse héritée et redonner des moyens à la collectivité. À condition qu'elle soit bien conçue, elle protège la petite propriété familiale tout en frappant vraiment les fortunes qui se transmettent sans effort. Pour que ça marche il faudra des garde‑fous : exonérations ciblées pour les petites entreprises familiales, lutte contre l'évasion et les montages transfrontaliers, indexation du seuil et progressivité des taux. Et surtout, annoncer clairement l'affectation des recettes — investissement dans l'éducation, le logement social, la transition écologique et les services publics — pour montrer que c'est un choix d'avenir, pas de la démagogie. Les oppositions crieront au punir les riches, mais c'est une question de justice républicaine et d'égalité des chances. Dans un pays qui veut rester dynamique et cohérent, il est normal que la solidarité vienne aussi des plus favorisés. Reste maintenant à suivre les textes et à s'assurer qu'on transforme la promesse en politique efficace et équitable.