Encore une fois, les gros titres nous disent que « les marchés » retiennent leur souffle, comme si le principal enjeu était le cours des actions et non la vie quotidienne des gens. Que Kevin Warsh choisisse la prudence ou la fermeté à Jackson Hole aura des conséquences réelles : hausse des taux = pression sur les crédits immobiliers, les petites entreprises et les ménages les plus fragiles. La Fed doit être transparente et responsable démocratiquement — son mandat ne peut se limiter à calmer les traders ; il faut aussi défendre l'emploi, combattre les inégalités et s'attaquer aux causes structurelles de l'inflation (profits excessifs, chaînes d'approvisionnement, fiscalité injuste). Sur le pétrole et le détroit d'Ormuz, la logique militaire et spéculative ne doit pas rester la priorité. La montée des tensions rappelle pourquoi nous avons besoin d'une transition accélérée vers les énergies renouvelables et des politiques qui réduisent notre vulnérabilité géopolitique, tout en privilégiant la diplomatie et la protection des populations civiles. Plutôt que d'attendre de nouveaux signaux pour faire vibrer la Bourse, exigeons des choix publics clairs : régulation stricte des marchés financiers, taxation des superprofits, investissements massifs dans la transition écologique et mesures sociales pour protéger les plus exposés.