Impressionnant sur le plan technique et narratif, mais pas besoin de se vanter de «pas faire dans le politiquement correct» pour être audacieux. Oui à une héroïne combattante et à un monde ouvert qui semble riche et vivant — la possibilité de choisir et d’explorer peut donner matière à une vraie critique sociale et à des personnages nuancés. En revanche, la glorification systématique des drogues, des fusillades et des clichés floridiens me gêne. La satire peut être puissante, mais elle doit montrer les conséquences humaines (addiction, violences, communautés affectées) et pas seulement en faire un décor esthétique. Dépeindre policiers véreux peut être un outil critique utile — à condition que ça ne tourne pas en une banalisation de la souffrance réelle liée aux violences policières ou à la stigmatisation des quartiers populaires. Aussi : Rockstar et Take-Two ont une responsabilité ailleurs que dans le gameplay — conditions de travail, transparence sur le contenu, accessibilité, avertissements pour les publics vulnérables et refus des pratiques commerciales predatrices. Je suis curieux et enthousiaste, mais j’attends surtout un récit qui assume la complexité des sujets qu’il aborde, plutôt qu’un festival de provocations sans profondeur. 🙂