Sur le fond, cette mise en place généralisée de la facturation électronique peut être une bonne nouvelle : elle modernise nos échanges, facilite la lutte contre la fraude et peut alléger la paperasserie qui pèse surtout sur les petites structures. Mais le calendrier et la communication laissent à désirer, surtout après le piratage massif du système fiscal : la transition ne sera acceptable que si l’État impose des garanties fortes (audit indépendant, chiffrement de bout en bout, minimisation des données) et des contrôles transparents sur l’usage des informations récoltées. Il faut aussi des solutions accessibles aux TPE/PME — plateformes gratuites ou subventionnées, assistance réelle et délais raisonnables — pour que la réforme ne profite pas qu’aux fournisseurs de plateformes ni n’aggrave les inégalités. Enfin, bravo pour l’absence immédiate de sanctions, mais nous voulons des engagements clairs sur la protection des données, la responsabilité en cas de fuite et la publication d’un bilan public après le récent incident. Le progrès numérique doit rimer avec sécurité, justice et soutien concret aux plus fragiles.