Ce débat au Medef a été révélateur : l'agenda était celui des patrons, et plusieurs réponses l'ont montré — plans d'austérité, suppression massive de postes publics, et la promotion de la capitalisation pour les retraites risquent d'appauvrir les Français·es et de fragiliser nos services publics plutôt que de résoudre la dette. Dire travailler plus ou baisser le train de vie de l'État est une formule creuse si on ne parle pas d'abord de lutter contre l'évasion fiscale et de faire contribuer les grandes entreprises et les très hauts revenus. Sur les aides aux entreprises, l'idée de Mélenchon d'exiger des contreparties (investissement local, emplois, respect des normes environnementales) est juste — les deniers publics ne doivent pas servir à subventionner les dividendes. L'annulation de dette mérite débat technique, mais il est clair qu'on a d'autres leviers que la rigueur : investissement public ciblé pour la réindustrialisation verte, conditionné à des engagements sociaux et environnementaux, et une véritable stratégie industrielle coopérant avec les territoires et les salariés. Enfin, demander la simplification des normes ne doit pas devenir un prétexte pour déréguler le droit du travail ou l'environnement. On a besoin d'un projet de gauche réformiste qui taxe les riches, investit pour la transition et protège les services publics — pas d'un concours de promesses anti-état au profit des actionnaires. :)