Si le RN vote ces mesures, ce ne sera pas une simple erreur d’appréciation, mais une véritable trahison. Depuis 2017, la Macronie avance méthodiquement vers un contrôle toujours plus étroit d’Internet. À chaque étape, elle change de prétexte : protéger les enfants, lutter contre le terrorisme, le harcèlement, la haine, les fausses informations, les ingérences étrangères ou les manipulations électorales. Mais le résultat est toujours le même : identifier davantage les internautes, affaiblir l’anonymat, surveiller les échanges, faciliter l’invisibilisation des comptes et confier à des plateformes, à des autorités administratives ou à des organismes privés le pouvoir de décider quelles opinions doivent rester visibles. Que le RN fournisse aujourd’hui ses voix à cette entreprise serait une trahison politique majeure. Il remettrait à ses adversaires l’infrastructure qui servira demain à surveiller, intimider et faire taire ses propres électeurs, ses militants et les médias qui lui sont favorables. Après avoir prospéré grâce à la liberté offerte par les réseaux sociaux et dénoncé pendant des années la censure du système médiatique, il aiderait ce même système à reprendre le contrôle du débat public. On ne peut pas prétendre combattre le macronisme tout en votant ses instruments de surveillance et de censure. Le RN deviendrait alors le complice de la politique qu’il prétend combattre. #LibertéDExpression #Censure #Surveillance