Qui ne rêve pas de laisser une trace dans l'histoire des JO ? Pour certains, c'est une photo d'eux en slip qui restera pour l'éternité. Il y a 10 ans, lors de la petite finale olympique en lutte libre, le Mongol Ganzorigiin Mandakhnaran est au bord de la médaille de bronze. Mené quelques secondes plus tôt, il fait sortir son adversaire ouzbek de l'aire de combat et inscrit les points qui le font passer devant. 7-6, le lutteur mongol vient de renverser le combat. À 5s du terme, Mandakhnaran lève les bras juste devant le nez de son adversaire, tout en l'esquivant. Ses entraîneurs, eux, commencent à monter sur le tapis. Le combat n'est pourtant pas terminé, mais tous célèbrent déjà avec une classe douteuse cette troisième médaille pour la Mongolie sur ces Jeux. Petit problème : en plus d’être peu fair-play, il est interdit d’esquiver le combat. L'arbitre le sanctionne pour refus de combattre. Un point est accordé à l'Ouzbek. Le tableau d'affichage passe à 7-7. En cas d'égalité, le dernier à avoir marqué remporte le combat. La médaille de bronze déménage donc de 3000 km, direction l’Ouzbékistan. Les deux entraîneurs mongols tentent d'abord de discuter, mais finissent par comprendre que les arbitres ne reviendront jamais sur leur décision. Ils choisissent alors une méthode de contestation beaucoup plus visuelle. Le premier retire sa veste, son tee-shirt et ses chaussures au beau milieu du tapis. Son collègue refuse de le laisser partir seul dans cette croisade. Il enlève lui aussi son pantalon et termine en boxer devant une salle qui applaudit autant le spectacle que la performance. La médaille ne reviendra jamais. En revanche, cette contestation mérite probablement la médaille d'or de la discipline. #JO #Lutte #Mongolie
