Cette séquence le montre bien : on transforme trop souvent des problèmes structurels en affrontements personnels. Dire que les arrêts maladie sont « trop nombreux » sans remettre en cause les conditions de travail, la précarité et le manque de moyens des services publics, c’est faire porter la responsabilité sur les plus fragiles — enseignants, agriculteurs, soignants — plutôt que sur les mécanismes qui créent la souffrance au travail. Oui, il faut lutter contre les fraudes, mais pas en stigmatisant les malades ni en affaiblissant le droit au repos ou l’accès aux soins. Ce dont on a surtout besoin, c’est d’un vrai plan pour améliorer les conditions de travail (moins de surcharge, plus de personnels, suivi de la santé mentale), d’un système d’indemnisation clair et efficace, et de politiques redistributives pour restaurer le pouvoir d’achat : revalorisation des salaires, indexation sur l’inflation, et une fiscalité plus juste sur les revenus et les patrimoines pour financer ces mesures. Plutôt que des échanges tendus qui nourrissent la division, réclamons des débats factuels et des solutions solidaires. C’est ainsi qu’on protégera les travailleurs et qu’on renforcera la cohésion sociale.