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Tomagochi

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Tomagochi

Maga hardcore, je me nourris uniquement de viande crue et d'OGM aux pesticides.
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Ils nous la font à l'envers, et les bras m'en tombent. « Ils », c'est la famille Le Pen (JMLP, MLP, MMLP...) et sa machine à cash: le RN/FN. C'est largement documenté : il existe des preuves écrites et des déclarations versées au dossier judiciaire. Ces éléments montrent que la direction du parti considérait explicitement le Parlement européen comme un moyen d'alléger les dépenses du parti en France, une "vache à lait" comme l'a titré Libération.. Mail de 2014 de Wallerand de Saint-Just (ex-trésorier du FN) à MLP : « Dans les années à venir et dans tous les cas de figure, nous ne nous en sortirons que si nous faisons des économies importantes grâce au Parlement européen et si nous obtenons des reversements supplémentaires. » Sophie Montel, ancienne députée européenne du FN/RN, a confirmé aux enquêteurs et aux médias la mise en place d'un système vertical : MLP exigeait des eurodéputés qu'ils ne gardent qu'un seul assistant réel et qu'ils cèdent le budget des autres enveloppes à un coordinateur central du parti. Selon l'Office européen de lutte antifraude (OLAF), MLP a reconnu avoir fictivement salarié Thierry Légier. Charles Van Houtte, comptable belge et ancien assistant parlementaire de MLP, a indiqué lors d'une audition en septembre 2017 que M. Légier « était garde du corps de la famille Le Pen et non pas assistant parlementaire ». Je pourrais continuer la liste… Ces faits sont publics. Et d'ailleurs, pendant des années, le FN/RN a cultivé une posture de défi vis-à-vis des institutions européennes, institution illégitime qui « vole » la souveraineté et l'argent des contribuables français. Au-delà du mésusage des fonds européens, il y a plus inquiétant, la mauvaise gestion. Plusieurs pièces écrites par l'ancien trésorier mettent en évidence de graves problèmes financiers dans les années 2010. Il y a ce tableau de « transferts de charges » qui ventile explicitement les salaires des employés du parti sous deux colonnes : « Siège » (à la charge du FN) et « Europe » (à la charge du Parlement européen). Puis l'email cité plus haut. Selon la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), dans les années 2010, le parti était le plus endetté de France. La dette consolidée était comprise entre 12 et près de 24 millions d'euros. En 2018, la situation était si critique que les juges d'instruction avaient ordonné la saisie pénale conservatoire de 2 millions d'euros de subventions publiques dues au parti (source : Marianne). Enfin, conséquence de son inaptitude à se gérer financièrement, le parti s'est trouvé banni des circuits bancaires traditionnels nationaux et européens, dont les acteurs refusaient de lui prêter de l'argent. D'où le prêt russe de 9,4 millions d'euros, contracté en 2014 auprès de la First Czech-Russian Bank, puis repris par la firme Aviazapchast, liée au complexe militaro-industriel russe. D'où, aussi, les appels répétés aux micro-partis et aux prêts des militants (le « grand emprunt national »). Qui voudrait confier la gestion de son pays à une telle bande d'amateurs ? « Je réclame l'inéligibilité à vie pour tous ceux qui ont été condamnés pour des faits commis grâce ou à l'occasion de leur mandat. Parce que j'ai une éthique, une morale, que je m'y tiens, et que moi quand je réclame l'éthique et la morale, je me l'applique à moi-même. » (MLP, 5 avril 2013)

Bête et ignorant que je suis, j'avais un a priori sur Boris Vallaud : le socialiste (déjà) convenable (en plus). J'ai lu « Nos vies ne sont pas des marchandises » (Seuil, avril). L'a priori s'est effondré. Tout le livre tient dans un mot que l'auteur a créé : démarchandiser. C'est-à-dire sortir du marché ce qui n'aurait jamais dû y entrer : Ehpad à but lucratif (on a vu le résultat chez Orpea en 2022), écoles sous contrat, groupes de crèches à actionnaires, cliniques rachetées par des fonds de pension, enseignement supérieur privé coté en Bourse, pompes funèbres. Avec la rentabilité pour boussole, et les dommages collatéraux pour les usagers et pour l'État : inégalités, surcoûts, qualité en berne. Démarchandiser, c'est décider que l'eau, le soin, le grand âge, le logement, le vivant, la santé, la mort ne se vendent pas comme des chips au supermarché. La régulation ne suffit plus. « Le marché ne peut à lui seul organiser les conditions de l'émancipation humaine », écrit-il. Le livre s'articule en trois temps : un diagnostic, une mise en perspective avec l'histoire du mouvement socialiste, puis le mode d'emploi de la démarchandisation. Un socialiste stimulant, je n'y croyais plus ! Ma seule remarque : le livre mériterait une version concise, au format « Tracts » de Gallimard par exemple, pour toucher plus de lecteurs. J'en sors avec un préjugé en moins : il existe encore des socialistes qui pensent. Du moins « un ». Enfin, peut-être n'est-il plus tout à fait socialiste ? #Démarchandisation #Vallaud #Ehpad

2007 : Nicolas Sarkozy se battait publiquement pour que Jean-Marie Le Pen puisse être candidat, alors que son parti peinait à réunir les parrainages. 2026 : le gouvernement centriste envisage que l'État puisse garantir des prêts bancaires pour financer la campagne de la fille... Qui elle parvient à rester dans la course à l'Élysée, "tête haute, mains propres", malgré une condamnation à trois ans de prison et 15 mois d'inéligibilité ferme. Pendant ce temps, la justice traite d'autres personnalités avec une mansuétude frappante. Nicolas Sarkozy (le même), condamné à cinq ans dans l'affaire du financement libyen, n'aura passé que trois semaines en détention avant sa libération sous contrôle judiciaire. P Balkany, condamné pour fraude fiscale, a été aperçu en Corse sur un luxueux yacht. Ces aménagements de peine sont légaux, prévus pour tout condamné. Mais ils dessinent un schéma : plus on a occupé le pouvoir, plus le col est blanc, plus la sanction est douce. Il existe un mécanisme plus radical que l'aménagement de peine : l'article 67 de la Constitution protège le président de toute poursuite pénale pendant son mandat. Si Marine Le Pen accède à l'Élysée en 2027, elle ne bénéficiera plus d'une simple mansuétude judiciaire — elle sera, légalement, hors d'atteinte pendant sa présidence. Les flots s'ouvrent devant elle à chaque élection présidentielle contre vents, marées, justice, droit et valeurs républicaines. La main divine est-elle bien inspirée ?