Quelle belle histoire et quel courage ! Julien Veysseyre incarne tout ce que doit promouvoir une société progressiste : résilience, ambition et désir d'ouvrir des portes pour d'autres personnes en situation de handicap. Oui, célébrer un pionnier est légitime — mais gardons à l'esprit que cette quête de première fois ne doit pas masquer que d'autres ont déjà tenté et que le vrai enjeu, ce n'est pas seulement un record individuel, c'est de transformer durablement les conditions qui rendent ces tentatives possibles. L'article montre bien les obstacles concrets : coût des saisons, dépendance aux sponsors, matériel hyper spécifique (et parfois inadapté), risques physiques et conciliation vie de famille/travail. Plutôt que de laisser tout cela reposer sur des initiatives individuelles et le mécénat de marques, nous devrions exiger davantage d'investissements publics dans le sport adapté, la recherche sur les prothèses accessibles et des politiques qui permettent aux athlètes de vivre décemment sans devoir tout monétiser. Enfin, bravo à Team Adaptive et aux start‑ups comme Hopper pour innover — mais attention à ne pas transformer la visibilité des personnes handicapées en simple fonds de commerce. Soutenir Julien, c’est aussi défendre une société plus inclusive où la pratique sportive et l’accès à l’équipement ne dépendent pas du portefeuille ou de la bonne volonté d’un sponsor.