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Médias Citoyens stated that Ilan Gabet had appeared eight times on the Estelle Midi program on RMC between May 28 and October 2, 2026, on May 28, June 29, July 7, August 31, September 10, September 16, September 25, and October 2. According to the collective, the presenter and the channel's banners had each time introduced him as "a law student," without mentioning his public political engagement. Médias Citoyens indicated that Gabet identified himself as an activist and expressed his closeness to La France Insoumise and Jean-Luc Mélenchon, particularly by relaying their positions. The collective also noted that he had shared a message from Mélenchon on the dynamics of LFI and the ability of other left-wing parties to compete with it. Considering that this presentation lacked transparency regarding the profile of a guest in a debate and opinion program, Médias Citoyens announced that it had referred the matter to ARCOM. #politique #transparence #médias (translated)

LE DROIT DE CENSURE DES SYNDICATS DE RADIO FRANCE - L’affaire Charles Sapin crée un précédent préoccupant : les syndicats du service public peuvent-ils décider qui a, ou non, le droit de s’exprimer à l’antenne ? Recruté par France Inter pour un éditorial politique hebdomadaire, la présence du directeur adjoint de Valeurs actuelles - pourtant reconnu pour ses analyses et son sens de la mesure - a déclenché deux journées de grève et la menace d’une troisième. La direction a tenté de résister avant de supprimer la chronique et de proposer un débat contradictoire. Charles Sapin a finalement renoncé. DU DROIT DE GRÈVE AU DROIT DE VETO Les syndicats ont évidemment le droit de contester une décision. Mais ici, la contestation ne portait même pas sur ce que Charles Sapin aurait pu dire : c’est sa présence qui était jugée inacceptable. Un représentant syndical expliquait ainsi qu’il ne fallait pas accorder de « brevet de respectabilité » à Valeurs actuelles. Depuis quand les syndicats d’un média public décident-ils quelles opinions sont suffisamment « respectables » pour avoir droit d’antenne ? Le contraste est d’autant plus frappant que Radio France accueille quotidiennement des chroniqueurs et intervenants défendant des positions très marquées à gauche, voire d'extrême gauche, sans que leur présence provoque indignations, grèves ou demandes d’éviction. UN PLURALISME À GÉOMÉTRIE VARIABLE La question n’est donc pas de censurer les uns pour répondre à la censure des autres, mais de comprendre pourquoi certaines opinions semblent naturellement légitimes sur le service public quand d’autres suffisent à disqualifier ceux qui les portent. Pourquoi « la macronie » ou la droite républicaine sont-elles régulièrement raillées ou disqualifiées dans de nombreux programmes sans que cela semble émouvoir ni la direction ni les syndicats ? Pourquoi tant de chroniqueurs et d’humoristes délivrent-ils, émission après émission, des opinions politiques très majoritairement marquées à gauche, sans susciter les mêmes protestations ? Ce pluralisme à géométrie variable, qui laisse de côté une large part des opinions des Français, ne pourra perdurer indéfiniment sur des médias de service public. #LibertéDExpression #PluralismeMédia #DroitDeGrève

MÉDIAS PUBLICS : QUAND L’ÉCOSYSTÈME LFI AVANCE MASQUÉ - En septembre 2025, Caroline Roux recevait Matthieu Pigasse dans L’Événement sur France 2. Il était présenté aux téléspectateurs sous la seule étiquette de « chef d’entreprise ». Pourtant, le dirigeant du groupe "Combat" était déjà publiquement engagé à gauche : quelques mois auparavant, il avait appelé à voter pour le Nouveau Front populaire et défendu plusieurs de ses orientations économiques. Depuis, son positionnement s’est encore affirmé : il revendique désormais une gauche « radicale et unie » et affiche des convergences avec de nombreuses propositions portées par LFI. Rien de ce positionnement politique n’avait alors été indiqué aux téléspectateurs. Pas davantage que sa qualité de cofondateur et actionnaire de Mediawan, groupe qui produit plusieurs programmes de France Télévisions, dont C dans l’air, présenté par la même Caroline Roux. Cette présentation avait d’ailleurs conduit l’Arcom à intervenir auprès de France Télévisions, estimant qu’elle ne satisfaisait pas pleinement aux exigences d’honnêteté et de rigueur de l’information. Ce cas, d’une particulière gravité, est loin d’être isolé. Il est symptomatique d’une dérive récurrente que Médias Citoyens documente depuis trois ans au sein de l’audiovisuel public : présenter des personnalités politiquement engagées sous leur seule qualité d’« expert », de « chercheur » ou d’« universitaire », en passant sous silence des convictions ou proximités politiques pourtant publiques et documentées. Et les exemples récents sont particulièrement nombreux autour de La France insoumise et de son think tank, l’Institut La Boétie. DES « EXPERTS » TOUT SAUF NEUTRES Dimanche 13 septembre, C politique recevait Johann Chapoutot, présenté comme « un grand historien spécialiste du nazisme, professeur à la Sorbonne ». Exact. Mais incomplet : invité des Amfis de LFI, contributeur aux travaux de l’Institut La Boétie et préfacier de son premier ouvrage collectif, il a également déclaré son « admiration folle » pour Jean-Luc Mélenchon. Rien de tout cela n’est mentionné. Le 9 septembre, C ce soir recevait Benjamin Lemoine pour analyser la proposition de Mélenchon sur la dette. Présenté comme sociologue et directeur de recherche au CNRS, il est aussi membre du conseil scientifique de l’Institut La Boétie, coprésidé par Jean-Luc Mélenchon et Clémence Guetté. Là encore : pas un mot ! Toujours dans C ce soir, mais cette fois le 14 septembre, Karim Rissouli accueille Julien Talpin, présenté comme sociologue et directeur de recherche au CNRS. Présentation une nouvelle fois incomplète : Julien Talpin a notamment coordonné Nouveau peuple, nouvelle gauche, publié par l’Institut La Boétie. Et la liste continue : Marlène Benquet, reçue près d’une heure sur France Culture, est co-responsable du département de sociologie de La Boétie. Ugo Palheta, également invité sur France Culture, a quant à lui coordonné le premier ouvrage collectif de l’Institut La Boétie. Sylvie Laurent, régulièrement invitée sur Radio France, participe elle aussi aux événements du think tank de LFI. LA PARTIE ÉMERGÉE DE L’ICEBERG ? Un oubli peut arriver. Mais lorsque le même mécanisme se répète, souvent dans les mêmes émissions (La Terre au carré et Le Téléphone sonne sur France Inter, Le 12.30 de France Culture, C ce soir et C politique sur France 5...), la question du choix éditorial se pose. Pourquoi détailler les titres universitaires d’un invité tout en passant sous silence ses engagements idéologiques, ses prises de position publiques et sa proximité avec un mouvement politique ? Ces quelques exemples ne sont que la partie émergée d’un phénomène beaucoup plus vaste. Depuis plusieurs années, Médias Citoyens en documente la répétition : mêmes omissions, mêmes profils présentés sous la seule autorité de leur expertise, mêmes engagements politiques laissés hors champ. LE PLURALISME CONCERNE AUSSI LES « EXPERTS » En 2024, le Conseil d’État a rappelé que le pluralisme devait s’apprécier à travers l’ensemble des participants aux programmes, y compris chroniqueurs, animateurs et invités - et pas seulement les responsables politiques. Ces « oublis » sont donc loin d’être anodins. Ils privent le public d’éléments de contexte permettant d’apprécier la parole de ceux qui lui sont présentés comme des experts. Et leur répétition rend plus difficile l’appréciation du pluralisme par l’Arcom, précisément chargée d’en garantir le respect. À force de rendre invisibles les engagements politiques de certains intervenants - le plus souvent situés dans la mouvance des gauches radicales dans les cas que nous documentons -, c’est le public que l’on prive d’une information essentielle et le pluralisme que l’on rend plus difficile à apprécier. Pour des médias financés par les citoyens, l’enjeu démocratique et déontologique est majeur. @Arcom_fr @DelphineErnotte @SibyleVeil #Médias #Pluralisme #Transparence

Heureux que la Région wallonne investisse dans un P3 à l'UCLouvain — indispensable pour anticiper et lutter contre les pandémies — mais cet effort doit s'accompagner de transparence publique, de contrôles indépendants, de garanties strictes de biosécurité, de conditions de travail exemplaires et d'un partage international des savoirs et des vaccins pour que la recherche serve l'intérêt général et non des intérêts privés.

RENTRÉE DE FRANCE INTER : TÉLÉRAMA S’INSURGE CONTRE LE PLURALISME - Dans un article intitulé "Soni Mabrouk en majesté sur France Inter, Thomas Legrand banni d'Inter", le magazine culturel s’alarme d’une « inquiétante rentrée médiatique ». Pourquoi ? Parce que Sonia Mabrouk a rejoint BFMTV et a été invitée sur France Inter pour en parler et, surtout, parce que Charles Sapin, journaliste passé notamment par Le Figaro, Le Point et désormais directeur adjoint de la rédaction de Valeurs actuelles, devient éditorialiste politique de la matinale dominicale de France Inter. Un choix que la direction de France Inter justifie, nous dit Télérama, au nom du « pluralisme ». Les guillemets employés autour du mot en disent déjà beaucoup. Comme si le pluralisme était une notion suspecte dès lors qu’il conduit le service public à ouvrir son antenne à une sensibilité conservatrice. LE PLURALISME, MAIS ENTRE SOI Car, à lire l’article, une étrange conception de la diversité des opinions se dessine. Pendant dix-huit ans, Thomas Legrand a pu être l’une des voix politiques de France Inter sans que Télérama y trouve particulièrement à redire. Qu’il se soit même vanté, en off, d’utiliser l’antenne d’une radio publique au service de ses combats politiques ne semble guère troubler le magazine. En revanche, l’arrivée de Charles Sapin, journaliste à Valeurs actuelles, pour une chronique hebdomadaire parmi de nombreux autres éditorialistes suffit à provoquer l’émoi et l’indignation de Télérama. Autrement dit, les nombreuses sensibilités de gauche présentes dans l’audiovisuel public seraient parfaitement légitimes et n’auraient jamais à justifier leur présence, tandis que les voix venues de la droite devraient, elles, sans cesse démontrer qu’elles ont le droit d’y être - comme si le pluralisme devenait suspect dès lors qu’il s’exerce réellement. LA DROITE COMME ANOMALIE Le traitement réservé à Sonia Mabrouk procède du même réflexe. Invitée par Benjamin Duhamel sur France Inter pour évoquer sa nouvelle émission sur BFMTV, la journaliste voit Télérama insister sur sa proximité avec des sensibilités conservatrices, dénoncer la « surreprésentation » d’invités « marqués à droite et à l’extrême droite » dans ses premières émissions et s’inquiéter de ses prises de position personnelles. On peut évidemment discuter ses choix éditoriaux, comme ceux de n’importe quel journaliste. Mais en quoi sa présence sur France Inter pour présenter et défendre sa nouvelle émission serait-elle problématique ? Faudrait-il considérer qu’une journaliste identifiée à droite n’a pas sa place sur une antenne du service public, même lorsqu’elle y est invitée pour être interrogée et confrontée à des questions ? Cette inquiétude paraît d’autant plus paradoxale que l’audiovisuel public a précisément vocation à refléter la diversité des courants de pensée et d’opinion. Le pluralisme ne consiste pas à tolérer ponctuellement celui qui pense différemment au sein d’un environnement idéologiquement homogène. Il suppose que des sensibilités différentes puissent être entendues, confrontées et, surtout, trouver durablement leur place à l’antenne. LE SECTARISME EN GUISE DE VIGILANCE C’est finalement ce qui frappe dans cet article : Télérama semble confondre vigilance démocratique et défense d’un entre-soi idéologique. C’est même précisément cela, le pluralisme. Le service public n’appartient ni à la gauche, ni à la droite, ni à une famille culturelle ou politique particulière. Il appartient à tous les Français, qui le financent et dont les opinions sont infiniment plus diverses que celles que certains voudraient entendre sur ses antennes. #Pluralisme #Média #FranceInter

FRANCE INTER : L’EMBARRASSANTE PROMOTION DE MERWANE BENLAZAR - France Inter vient de décider de confier une émission hebdomadaire à Merwane Benlazar. À partir du 30 août, l’humoriste animera chaque dimanche Chez la belle-famille, aux côtés de Mehdi Maïzi. Une véritable promotion pour celui qui n’était jusqu’ici que chroniqueur dans Zoom Zoom Zen. Le choix pourrait relever d’un simple pari éditorial si le parcours récent de Merwane Benlazar n’avait pas suscité une polémique autrement plus sérieuse que celle, souvent caricaturée, de sa barbe et de son bonnet. Car derrière les accusations parfois outrancières et les attaques racistes dont l’humoriste a incontestablement été victime subsistent des éléments beaucoup plus embarrassants. DES RÉFÉRENCES SALAFISTES En 2020, Merwane Benlazar a notamment relayé une publication du site salafislam, consacré à la diffusion d’une conception particulièrement rigoriste de l’islam. D’anciens messages publiés sur X témoignent par ailleurs d’une religiosité très présente, avec des références récurrentes à Allah, à la charia ou aux prescriptions religieuses. Au Sénat, en février 2025, Nathalie Goulet l’avait directement interpellé sur ce terrain, l'accusant de pratiquer « l’exégèse de la charia » et de recommander des « sites ouvertement salafistes ». Ces éléments ne permettent pas d’affirmer que Benlazar appartient à une organisation islamiste ou qu’il défend un projet d’islam politique. Ils rendent en revanche beaucoup plus difficile la présentation de toute cette affaire comme une simple polémique née de son apparence physique. UNE VISION DES FEMMES QUI INTERROGE Plus embarrassants encore sont certains de ses anciens messages concernant les femmes. « Ma meuf, elle tape des bises à des gars ça peut m’agacer », écrivait-il notamment. Dans un autre message : « Les meufs sans le ménage, vous seriez des grosses alors taisez-vous un peu ». Ou encore : « La place d’une femme est à la demeure auprès de son père. Crains ton Seigneur. » Cette dernière phrase aurait été une plaisanterie adressée à une amie, ce que celle-ci a elle-même confirmé. Le contexte doit donc être rappelé. Mais la multiplication de messages associant femmes, prescriptions religieuses, rapports entre les sexes et représentations particulièrement conservatrices mérite au minimum d’être interrogée. DE FRANCE 5 À… UNE PROMOTION SUR FRANCE INTER La controverse avait d’ailleurs été jugée suffisamment sérieuse pour que France Télévisions renonce en 2025 à poursuivre sa collaboration avec l’humoriste après son passage dans C à vous. France Inter avait fait exactement le choix inverse : non seulement maintenir Benlazar à l’antenne, mais défendre publiquement sa présence. Un an et demi plus tard, une étape supplémentaire est franchie. La radio publique ne se contente plus de le conserver parmi ses chroniqueurs : elle lui confie désormais une émission hebdomadaire. Sa directrice, Céline Pigalle, le considère comme « un des tout meilleurs humoristes de sa génération ». C’est précisément ce choix qui interroge. On peut combattre les attaques racistes dont Merwane Benlazar a été victime sans fermer les yeux sur ses propres écrits. On peut défendre sa liberté d’expression sans considérer que le service public est tenu de lui offrir toujours davantage d’exposition. Et l’on peut surtout se demander si des références religieuses rigoristes et des propos aussi dépréciatifs sur les femmes auraient bénéficié d’une telle indulgence s’ils avaient été tenus par une personnalité issue d’un autre univers idéologique. La question n’est donc pas de savoir si Merwane Benlazar a le droit de monter sur scène ou de faire rire son public. Évidemment qu’il l’a. La question est beaucoup plus simple : pourquoi le service public choisit-il aujourd’hui de le promouvoir ? #MerwaneBenlazar #FranceInter #LibertéDExpression