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#Bigard

"C'est un maître pour moi. Il a créé l'impertinence. Philippe Bouvard a toujours été un exemple dans ce qui s'appelle l'animation et le journalisme. Il a inventé un style. Ardisson, Fogiel, moi, peut-être, nous sommes les enfants de Philippe Bouvard. Il n'y a pas tant d'animateurs qui posaient des questions insolentes à leurs invités. Il ne faut pas oublier le petit théâtre de Bouvard, sur Antenne 2, qui a lancé Michèle Bernier, Jean-Marie Bigard… Il a marqué le monde audiovisuel français."

"Il nous a fait rêver" : l’émotion du monde médiatique après la mort de Philippe Bouvard
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Philippe Bouvard est mort à 96 ans. On parlera forcément des Grosses Têtes. Mais ce serait presque injuste tant sa vie raconte bien davantage. Avant RTL, avant les théâtres, les voitures de luxe, les casinos et les millions d’auditeurs, il y eut un petit garçon juif qui apprit très tôt qu’il valait parfois mieux ne pas être vu. Pendant l’Occupation, Philippe Bouvard et sa mère se cachent pour échapper aux arrestations. Son beau-père est arrêté par la Gestapo. Ses grands-parents adoptifs seront déportés à Auschwitz et n’en reviendront pas. Il faut peut-être partir de là pour comprendre la suite. Cette envie furieuse de réussir. De posséder. De montrer qu’on était arrivé quelque part. Bouvard rate trois fois son bac. Une école de journalisme lui explique qu’il n’est pas fait pour ce métier. En 1952, il entre pourtant au Figaro. Comme garçon de courses. Il transporte les photos, puis commence à rédiger leurs légendes. Ensuite quelques lignes. Puis des articles. Puis des chroniques. Le garçon de courses finira patron. Il disait volontiers aimer l’argent, les belles voitures, les bonnes tables. Il n’a jamais joué au faux modeste. Et puis il y avait son autre passion, beaucoup moins innocente : le jeu. Le poker, les casinos, les tapis verts. Il jouera tellement qu’il demandera lui-même à être interdit de casino en France. À la fin de sa vie, il reconnaissait sans détour : « Le jeu m’a coûté cher. » Chez lui, il pouvait travailler toute une journée pour gagner de l’argent et en reperdre une partie le soir autour d’une table. Contradictoire ? Évidemment. Bouvard l’était souvent. Mais derrière le personnage, il y avait surtout un extraordinaire découvreur de talents. En 1982 naît Le Petit Théâtre de Bouvard. Le concept semblait presque idiot : mettre de jeunes inconnus sur une scène et voir s’ils étaient drôles. Pas d’algorithme. Pas de followers. Pas de plan marketing. Du talent ou rien. Et regardez les noms qui en sortiront : Muriel Robin, Mimie Mathy, Michèle Bernier, Chevallier et Laspalès, Chantal Ladesou, Smaïn, Jean-Marie Bigard, Pascal Légitimus et ceux qui formeront les Inconnus … Bouvard s’est parfois trompé. Il refusa notamment Dany Boon. Mais il aura surtout vu avant les autres. Et puis il y eut Les Grosses Têtes. À partir de 1977, il transforme une émission de questions en immense table de bistrot radiophonique. Autour de lui : Jean Yanne, Jacques Martin, Jean Dutourd, Sim, Philippe Castelli, Claude Sarraute, Thierry Le Luron, Olivier de Kersauson, Jean-Claude Brialy, Pierre Bellemare, Michel Galabru et tant d’autres. De la culture, des vacheries, de l’érudition, de la mauvaise foi, des histoires de cul et des éclats de rire. Tout pouvait cohabiter. C’était peut-être ça, son génie. Faire de la culture populaire sans demander aux gens de choisir entre être cultivés et s’amuser. Pendant 37 ans, il fut le maître de cette table. Quand RTL tenta de le remplacer pour « rajeunir » l’émission en 2000, l’audience s’effondra. Quelques mois plus tard, on rappela le vieux monsieur. Bouvard n’était pas parfait. Il pouvait être cruel, susceptible, vaniteux, injuste. Certaines de ses plaisanteries appartiennent clairement à une autre époque. Mais justement. Pourquoi transformer les morts en saints ? Philippe Bouvard n’était pas lisse. Il était vivant. Terriblement vivant. Il aura traversé plus de soixante-dix ans de presse, de radio et de télévision. Écrit des dizaines de livres. Lancé des carrières. Fait rire plusieurs générations. Et lorsqu’on remet sa vie bout à bout, l’histoire reste assez vertigineuse. Un enfant qui devait se cacher de la Gestapo. Un cancre sans bac qu’on disait incapable de devenir journaliste. Un garçon de courses devenu directeur de rédaction. Un joueur qui perdit beaucoup. Un homme qui donna leur chance à des dizaines d’inconnus. Et une petite voix au micro qui finit par entrer, chaque jour, dans des millions de foyers. Le garçon qui avait appris à se cacher était finalement devenu impossible à ignorer. Au revoir, Monsieur Bouvard. Vous avez passé votre vie à chercher le bon mot. Cette fois, vous nous laissez sans le dernier ... #PhilippeBouvard #Culture #Hommage

Franceinfo Jul 28

Une quinzaine d'abattoirs du groupe Bigard ont été bloqués par des agriculteurs le 28 juillet pour protester contre la baisse des prix de la viande, aggravant leur situation économique et menaçant l'élevage français. #Agriculture #PrixDeLaViande #Bigard

Une quinzaine d'abattoirs du groupe Bigard bloqués par des agriculteurs, mobilisés contre la baisse des prix de la viande

The disturbing video of Jean-Marie Bigard who comes out of silence after his 3 strokes: "I am here to talk to you about my death... My children tell me 'Dad don't die'" - Video (translated)