En brûlant une partie de la canopée et en réduisant fortement la photosynthèse, la canicule et la sécheresse de juin 2026 ont impacté nos écosystèmes à des niveaux jamais vu (jusqu'à plus de 50 % de baisse de l'activité des feuilles, de la Vendée à la Bourgogne – carte 1), elles ont même transformé certains territoires en émetteurs nets de CO₂ (carte 2). C'est précisément ce que j'avais dénoncé le 21 juin en évoquant une sécheresse éclair de type Heat Wave Flash Drought (HWFD) (carte 4, issue de mon site AgroMétéorologie). Elle a bien eu lieu, avec des conséquences majeures. Selon les études d'attribution, le changement climatique d'origine anthropique a rendu cette canicule de juin 2026 plus de 10 000 fois plus probable (carte 3). Nos écosystèmes (forêts, cultures, prairies, mais aussi les océans) disposent de la technologie la plus efficace pour retirer le CO₂ de l'atmosphère : la photosynthèse. Elle n'est pas humaine, elle est végétale. Pourtant, face aux canicules, le débat public se concentre presque exclusivement sur la climatisation et l'adaptation des villes. À quel moment comprendrons-nous que la santé de nos écosystèmes est tout aussi essentielle que celle de nos espaces urbains ? J'espère qu'à l'avenir, lors des épisodes de canicule, nous parlerons autant de l'adaptation des villes que de celle de l'agriculture, des forêts et des écosystèmes. Ces résultats proviennent d'un travail exceptionnel réalisé par les chercheurs de l'IPSL. Soyons fiers de nos centres de recherche français. https://t.co/E2YfY4xsus #ChangementClimatique #Ecosystemes #Photosynthese


