Pedri : « Les premières fois où j’ai marqué après le Covid, lorsque les supporters sont revenus dans les stades, je ne savais pas quoi faire de mes mains. À Las Palmas, ma famille se moquait toujours de moi parce que je tirais la langue quand je marquais. Je ne savais même pas que je le faisais, c’était inconscient. Alors je me suis dit : “OK, tu ne peux pas tirer la langue au Camp Nou. Grand-père te tuerait.” Je courais donc vers le poteau de corner, les bras écartés, sans savoir quoi faire. C’était comme dans FIFA quand tu marques et que tu ne sais pas quelle célébration choisir. Une fois arrivé au poteau, je pensais juste : “Allez, que quelqu’un vienne me faire un câlin pour que je n’aie pas l’air ridicule, parce que je ne sais pas quoi faire d’autre !” Quand je suis rentré chez moi, ma famille m’a dit : “Il te faut vraiment une meilleure célébration. Tu es ridicule.” Je leur ai répondu : “Qu’est-ce que je peux faire avec mes mains ? Je ne sais jamais quoi faire.” C’est alors que les vieilles photos accrochées aux murs de la Tasca Fernando nous ont donné l’inspiration. Il y avait notamment une photo de mon grand-père, avec sa cravate du Barça et les lunettes les plus cool que vous ayez jamais vues : teintées, à l’ancienne, comme une star de cinéma. Alors, quand vous me voyez marquer, ce ne sont pas des jumelles. Je mets en réalité les lunettes de mon grand-père. J’ai dédié cette célébration à mon père, pour tout ce qu’il a fait pour moi, mais aussi à toute ma famille. C’est ma façon de leur dire : “Vous vous rendez compte du chemin que nous avons parcouru ?” Mon père dit toujours que si mon grand-père était encore là pour me voir jouer au Barça, il aurait probablement fait une crise cardiaque. » #Pedri #FCBarcelona #Célébration