François Fillon, janvier 2017. Révélations un mercredi, le parquet ouvre une enquête le jour même. Un mois d’enquête à toute berzingue. Les juges sont saisis le 24 février. Mise en examen le 14 mars. Dix-huit jours. Ils n’ont même pas pris le temps de s’asseoir. Urgence républicaine, évidemment. Un candidat de droite menaçait de gagner, il fallait bien un petit coup de chrono. Édouard Philippe, c’est une autre justice. Les faits : 2020. L’alerte : 2023. Les perquisitions : 2024. Les juges : mai 2026. On est fin août. Toujours personne mis en examen. Le dossier est « technique », paraît-il. Un SIEG, une convention, une asso liquidée. Trop compliqué pour aller vite. Et puis le candidat a encore le temps de faire des meetings, de lancer sa campagne, de parler d’avenir. Pas la peine de se presser. Surtout qu’Édouard Philippe est le candidat désigné du camp du bien. L’homme raisonnable, le modéré, celui qui rassure les rédactions et les salons. On n’envoie pas les juges au galop contre quelqu’un d’aussi convenable. Fillon, lui, n’avait pas le bon profil. Il fallait faire vite. Deux poids, deux mesures, deux calendriers. L’un file dès que ça sent le scoop électoral. L’autre sirote son café pendant que l’instruction « se met en place ». Étonnant comme la célérité judiciaire dépend de qui est dans le viseur et de qui a encore une chance. La République est une et indivisible. Sauf pour les délais. #Justice #Politique #Égalité

