⚡️🇫🇷FLASH - Pour #LFI, 2027 ne se jouera pas seulement face aux autres candidats. La présidentielle se déroulera aussi dans un paysage médiatique où aucune grande chaîne d’information n’incarne la gauche de rupture, tandis qu’une la quasi totalité des grands #médias privés appartient à des #milliardaires dont les orientations économiques sont éloignées du programme insoumis. Sur les chaînes en continu, le spectre va globalement du centre gauche à l’extrême droite. #Franceinfo reste la plus à gauche, mais demeure très éloignée de la gauche de rupture et participe elle aussi à un paysage médiatique dont le centre de gravité s’est déplacé vers la droite. #BFMTV, historiquement plutôt centriste et longtemps très compatible avec le macronisme, s’oriente elle aussi vers l’extrême droite, notamment pour capter une partie du public de CNews, comme l’illustre le recrutement de Sonia Mabrouk, ancienne figure de CNews et d’Europe 1. #LCI, chaîne du groupe TF1 contrôlé par Bouygues, s’inscrit davantage dans une tradition de droite libérale traditionnelle, tandis que #CNews ferme le spectre avec une ligne largement ancrée à l’extrême droite. L’asymétrie est d’autant plus notable que Jean-Luc #Mélenchon reste crédité de scores à 2 chiffres pour 2027. Parmi les forces politiques installées à ce niveau, LFI est la seule à ne disposer d’aucun grand canal d’information continue proche de ses orientations économiques, sociales et politiques. Dans la #presse écrite, plusieurs titres entretiennent depuis des années une hostilité marquée envers LFI et Jean-Luc Mélenchon en faisant un positionnement éditorial assumé, notamment Le Point, Marianne, Franc-Tireur ou encore Le JDD. À cela s’ajoute le groupe #Bolloré, d’une tout autre ampleur. Son influence s’étend à la télévision, la radio et la presse avec CNews, Europe 1, Le JDD, JDNews ou Prisma Media, mais aussi à l’édition à travers Hachette, qui regroupe notamment Fayard, Grasset, JC Lattès, Stock, Calmann-Lévy ou Le Livre de Poche. Un écosystème puissant qui a fait de Jordan #Bardella un millionnaire où les mêmes thèmes, figures et batailles culturelles circulent d’un support à l’autre. Pour LFI, cet ensemble constitue aujourd’hui le pôle médiatique le plus puissamment et durablement opposé à sa ligne politique. Le rapport de forces tient aussi à la manière dont l’information est traitée : cadrages biaisés, #intox, déformations, débats orientés, plateaux déséquilibrés ou intérêts d’invités insuffisamment explicités. L’hostilité affichée de certains intervieweurs envers LFI peut même rendre ces séquences contre-productives pour les médias eux-mêmes, lorsque l’entretien ressemble davantage à un affrontement #militant qu’à une interview journalistique. LFI semble avoir tiré les leçons de cette expérience. Considérant que les dés sont trop souvent pipés sur certains plateaux traditionnels, le mouvement investit davantage les nouveaux médias numériques, les créateurs de contenus et ses propres canaux : YouTube, Twitch, TikTok ou formats longs. La chaîne YouTube de Jean-Luc Mélenchon a ainsi publié un 1er épisode de près d’1h30 consacré aux coulisses du début de la campagne, produit par le mouvement lui-même. À moins de 8 mois du 1er tour, la dynamique actuelle de Jean-Luc Mélenchon promet d’ailleurs de placer cette confrontation médiatique au 1er plan. Crédité jusqu’à 17% des intentions de vote à cette heure et en situation, dans certaines configurations, de disputer directement l’accès au second tour, le candidat insoumis devrait devenir un enjeu majeur pour les chefferies éditoriales des grands médias détenus par des milliardaires, dont beaucoup sont paniquées par son programme. À l’approche de 2027, LFI devra donc composer avec un double rapport de forces : celui de l’affrontement avec ses adversaires et celui d’un environnement médiatique largement défavorable à ses choix politiques. Cette dimension médiatique constituera alors l’un des paramètres les plus importants de la présidentielle… #LFI #Mélenchon #Médias