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#Pujadas

Je fais partie des Français qui ont voté pour Emmanuel Macron. J'y ai cru. J'ai pensé un temps qu'il serait celui qui pourrait secouer le Léviathan technocratique et alléger une sphère publique devenue tentaculaire. Je me suis trompé. Je l'ai dit chez David Pujadas. Certes, le premier mandat avait suscité un véritable espoir : flat tax, IS à 25%, réforme du marché du travail, French Tech, Choose France… Avec des résultats tangibles. Mais le problème, c'est que cette politique de l’offre n’a jamais été financée par des baisses de dépenses. En 2017, pourtant, nous disposions de marges de manœuvre exceptionnelles pour réformer la France en profondeur, avec un alignement des astres particulièrement favorable : pétrole bon marché, croissance mondiale, parité euro-dollar avantageuse, taux d'intérêt historiquement bas, une France qui empruntait à moins de 1%, et parfois même à taux négatif. Comme le disait Kennedy, c'est quand il fait beau qu'on doit réparer le toit. On ne l'a pas fait. À la place, la France a ouvert un crédit à la consommation de 1 400 milliards. Pas pour construire des centrales nucléaires. Pas pour l'éducation de nos enfants. Pas pour investir massivement dans l'IA ou préparer les technologies de demain... Mais pour financer des dépenses courantes, en faisant payer la facture aux générations futures. Et qu'on ne me dise pas que cette dette s'explique par toutes les crises que nous avons traversées : le Covid, l'Ukraine, la crise inflationniste, la crise énergétique... Ces crises, tous les pays d'Europe les ont subies ! Le Portugal, la Grèce, l'Espagne, l'Italie ont été confrontés aux mêmes chocs que nous. Pourtant, ils sont parvenus à se réformer, à redresser leurs comptes et à retrouver une dynamique économique. Quant à l'argument d'Emmanuel Macron lui-même, qui se vante d'avoir mieux « protégé les Français » que les autres pays du monde, je réponds que je n'ai pas besoin d'un État nounou qui prétend prendre soin de moi aujourd'hui en envoyant la facture à mes enfants demain ! C'est peut-être là le plus grand rendez-vous manqué de ces dix dernières années : avoir gouverné les yeux rivés sur le présent alors qu'il fallait préparer l'avenir. Quel gâchis ! Car le rôle d'un président de la République n'est pas de chercher à faire plaisir aux Français aujourd'hui pour les faire passer à la caisse demain. Son rôle, par-dessus tout, est de préparer la France de 2050 : une France qui maîtrise son énergie, forme ses enfants aux sciences et aux technologies, investit dans l'IA, réindustrialise, innove, produit davantage et retrouve sa puissance. Gouverner, ce n'est pas protéger le présent. C'est rendre l'avenir possible. #France #EmmanuelMacron #Politique

⚡️🇫🇷VIDÉO -Ruth #Elkrief, des sanglots dans la voix, David #Pujadas en larmes sur #LCI : séquence émotion autour du titre de Boy George, composé avec l’aide de l’IA, défendant l’offensive israélienne à #Gaza : plus de 73 000 morts, dont de nombreux civils. https://t.co/PxgrTg4iOs #Gaza #IA #émotions

Notre classe politique n'a toujours rien compris à la mutation que connaît notre rapport au travail. Le gouvernement veut durcir les règles sur les arrêts maladie. J'approuve. Mais est-ce que cela va régler le problème de fond ? Non. Parce que derrière l'absentéisme, il y a une question beaucoup plus profonde, civilisationnelle même : pourquoi le travail est-il désormais considéré, en particulier chez les jeunes, comme un sacrifice alors qu'il devrait être émancipateur ? Il faut dire que dans beaucoup d'entreprises (et je ne parle même pas des administrations !), on a multiplié les strates de procédures, de reporting, de fonctions support et d'intermédiation managériale. Au point que le salarié ne voit plus à quoi sert son travail, pour qui il travaille, ni quelle part de la valeur il crée. Ajoutez à ça cette maladie très française qui consiste à dénigrer sans cesse le travail, à le présenter comme une contrainte dont il faudrait se libérer (réduction du temps de travail, âge légal de départ à la retraite, pénibilité...), et vous comprenez pourquoi nous faisons fausse route. Car le vrai sujet n'est pas seulement de travailler plus ou moins. Le vrai sujet n'est pas de savoir quelle mesure comptable réglera le problème. Le vrai sujet, c'est de redonner du sens, de la responsabilité et de la fierté au travail. Et par-dessus tout de réconcilier la France avec l'idée même de travail. Et nous allons devoir le faire vite. Parce que l'IA va bouleverser les métiers, les organisations, le management et jusqu'à notre définition même du travail. Invité hier soir par David Pujadas sur LCI, j'ai voulu dire les choses. #Travail #Politique #Emploi

Un entretien passionnant avec un grand diplomate. Poutine : les révélations de notre ex-ambassadeur en Russie | 24h Pujadas https://t.co/nC3G4Uvswq via @YouTube #Poutine #Diplomatie #Entretien #RU