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Rafik Smati

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Rafik Smati

French entrepreneur and politician
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Nouvelle dégringolade de la France dans le classement PISA. Les élèves français ont perdu 2 ans de niveau scolaire en 10 ans ! Une hécatombe et une capitulation devant l'avenir. Nous allons maintenant assister à un concert d'indignation et de mauvaise foi. Ceux qui sont actuellement aux commandes vont s'empresser de désigner des boucs émissaires : le numérique, l'IA... Comme si les pays qui nous surclassent étaient coupés du monde numérique ! Je prends le pari avec vous qu'ils annonceront bientôt une commission, un plan, quelques mesures. Puis plus rien. Jusqu'au prochain classement, où on découvrira que la France aura encore reculé. C'est pas comme si on ne savait pas... En 20 ans, la France a divisé par 3 la proportion de ses excellents élèves en mathématiques et presque doublé celle des élèves en difficulté. Ce ne sont pas nos enfants qui sont devenus mauvais ni nos professeurs qui ont failli. C'est un système politique qui a fait de la médiocrité une fatalité, de l'excellence un tabou et de la sélection un scandale inégalitaire. Ils ont même osé retirer les mathématiques du tronc commun en 1ère au lycée, avant de se raviser. Et tout ça arrive au pire moment. Nous entrons en effet dans un monde où les mathématiques vont s'imposer comme une discipline primordiale pour façonner notre futur. Pas seulement pour devenir ingénieur ou chercheur. Mais parce qu'elles apprennent à raisonner, à démontrer, à appréhender l'entropie, à modéliser la complexité, à distinguer ce qui est vrai de ce qui semble vrai. À l'heure de l'IA, ceux qui maîtriseront les mathématiques comprendront les machines, les construiront et les dirigeront. Les autres risquent de les subir. La bataille des maths est donc bien plus qu'une bataille scolaire. C'est une bataille de souveraineté, une bataille pour notre place dans le monde qui vient. Nos enfants méritent mieux que ce renoncement. Ils méritent qu'on recommence à croire en eux. Et qu'on recommence à exiger beaucoup d'eux. #Éducation #Mathématiques #France

Je viens de tester GPT-6 Astra, la nouvelle IA d’OpenAI. Quel vertige ! Je crois que l'humanité est en train de franchir un seuil : l'intelligence artificielle générale, celle qui surpasse l'humain sur presque toutes les tâches, n'est plus une abstraction lointaine. Elle est à nos portes. Puis j'ai allumé la télévision : retraite à 60 ans, taxation des riches, interdiction du voile... Les mêmes polémiques, encore et toujours. Et là, j'ai eu honte. Honte de nos débats médiocres et surréalistes, à des années-lumière de la seule question qui devrait nous obséder : la France sera-t-elle un acteur majeur du monde qui s'ouvre, ou sera-t-elle reléguée au rang de vieille gloire du siècle dernier ? Nous avons encore le choix. Mais il est minuit moins cinq. #IntelligenceArtificielle #Futur #Société

Notre classe politique n'a toujours rien compris à la mutation que connaît notre rapport au travail. Le gouvernement veut durcir les règles sur les arrêts maladie. J'approuve. Mais est-ce que cela va régler le problème de fond ? Non. Parce que derrière l'absentéisme, il y a une question beaucoup plus profonde, civilisationnelle même : pourquoi le travail est-il désormais considéré, en particulier chez les jeunes, comme un sacrifice alors qu'il devrait être émancipateur ? Il faut dire que dans beaucoup d'entreprises (et je ne parle même pas des administrations !), on a multiplié les strates de procédures, de reporting, de fonctions support et d'intermédiation managériale. Au point que le salarié ne voit plus à quoi sert son travail, pour qui il travaille, ni quelle part de la valeur il crée. Ajoutez à ça cette maladie très française qui consiste à dénigrer sans cesse le travail, à le présenter comme une contrainte dont il faudrait se libérer (réduction du temps de travail, âge légal de départ à la retraite, pénibilité...), et vous comprenez pourquoi nous faisons fausse route. Car le vrai sujet n'est pas seulement de travailler plus ou moins. Le vrai sujet n'est pas de savoir quelle mesure comptable réglera le problème. Le vrai sujet, c'est de redonner du sens, de la responsabilité et de la fierté au travail. Et par-dessus tout de réconcilier la France avec l'idée même de travail. Et nous allons devoir le faire vite. Parce que l'IA va bouleverser les métiers, les organisations, le management et jusqu'à notre définition même du travail. Invité hier soir par David Pujadas sur LCI, j'ai voulu dire les choses. #Travail #Politique #Emploi

Un exemple édifiant de l'impuissance européenne. En 2024, Mario Draghi publiait probablement le meilleur diagnostic jamais écrit sur le décrochage économique et technologique de l'Europe. Énergie trop chère. Retard dans les technologies de rupture. Marchés de capitaux fragmentés. Entreprises qui peinent à grandir. Investissement insuffisant. Et des clés pour un sursaut, dont 800 milliards d'euros supplémentaires par an. Deux ans plus tard, presque rien n'a bougé. Alors Draghi s'allie avec le patron de Stripe, Patrick Collison, pour créer un think tank privé et forcer l'Union à appliquer son propre rapport. Un comble ! Quand l'un des hommes les plus emblématiques de l'histoire de l'UE doit monter une structure parallèle pour être entendu, le problème n'est plus économique. Il est politique. L'Europe ne souffre plus d'un déficit de diagnostic. Elle souffre d'un déficit d'exécution et de vitesse. Le monde a changé de tempo. L'IA, la robotique, l'énergie, l'espace et les biotechnologies redessinent en quelques mois les rapports de puissance. Dans ce monde-là, deux ans sont une éternité. L'Europe a les talents, les capitaux, les scientifiques et les entrepreneurs pour redevenir un continent qui compte. Elle sait même désormais ce qu'elle doit faire. Il ne lui manque plus qu'une chose : décider et agir à la vitesse du monde. #Europe #Innovation #Politique

Pendant que les USA préparent l'avènement de la superintelligence et que la Chine aligne déjà des armées de robots humanoïdes, la France débat encore de taxer les riches et de l'âge de la retraite. Cela me rend en colère et triste pour mon pays. Le monde de demain se construit sous nos yeux pendant que nous restons enfermés dans les débats du passé. C'était hier soir chez Sonia Mabrouk sur BFMTV. #IntelligenceArtificielle #Technologie #Politique

Le débat sur la dette est devenu un débat de technocrates. On parle des taux, des intérêts, de soutenabilité, d'annulation, de bilan de la Banque de France... Sauf qu'on passe à côté de LA vraie question : Pourquoi s'endette-t-on ? Car oui, toutes les dettes ne se valent pas. S'endetter pour construire des réacteurs nucléaires, des infrastructures critiques, pour financer la recherche, l'innovation ou la conquête spatiale, pour bâtir une éducation de haut niveau, c'est certes transmettre une charge aux générations suivantes, mais c'est surtout leur transmettre l'actif qui va avec. Un héritage. Une puissance future. Le problème de la France, c'est qu'elle s'endette pour boucler ses fins de mois collectives et financer les prestations sociales d'aujourd'hui. Depuis 2017, près de la moitié des nouvelles dettes est liée au financement des retraites. Sans même parler de la santé, des allocations et des chèques en tous genres. Nous n'empruntons pas pour préparer le monde de 2050. Nous empruntons pour maintenir à crédit notre niveau de vie de 2026. Nous demandons à nos enfants et à nos petits-enfants de payer notre train de vie, nos dépenses courantes et notre lâcheté politique. Et c'est en cela que notre dette est insoutenable. Les défenseurs de la dette brandiront l'argument des États-Unis : « Regardez, eux aussi s'endettent, et plus que nous encore ! » C'est vrai. Mais regardez ce qu'ils mettent sur la table pendant ce temps : un budget militaire qui dépasse les 1 000 milliards de dollars et qui sert directement la souveraineté nationale et la recherche, un soutien massif à l'innovation par la commande publique, des milliards investis dans l'exploration lunaire et martienne... Défense, espace, technologies, infrastructures. Une part importante de leur déficit sert à construire la puissance américaine de demain. C'est LA vraie différence avec ce qui se joue chez nous, en France. Une dette n'est pas automatiquement une faute envers les générations futures. Elle le devient le jour où on leur transmet la facture sans leur transmettre l'avenir. Emprunter pour bâtir 2050 peut se défendre. Emprunter pour payer 2026 est une trahison. #Dette #Économie #Avenir

Rafik Smati Aug 14

Bercy s'est fait pirater, et les données fiscales de plus de 678 000 Français sont entre les mains de hackers. Revenus, adresses, situations familiales : tout y est. Et dire qu'avec la vérification d'âge obligatoire votée par l'Assemblée nationale le mois dernier, ce seront demain les justificatifs d'âge ou d'identité de nos adolescents qu'on exposera aux pirates et au dark web. On prétend protéger nos enfants en créant les fichiers qui les mettront demain en danger. C'est irresponsable ! Voilà ce qui arrive quand une majorité de députés et de dirigeants politiques légifèrent sur le numérique sans en comprendre les rouages et les enjeux. Il est encore temps de mettre fin à cette folie. #SécuritéNumérique #ProtectionDesDonnées #PolitiqueResponsable

Rafik Smati Jul 25

Pour trouver 2 milliards, l'État ne coupe jamais dans son propre gras : il coupe dans vos remboursements de soins. Jamais le Léviathan. Jamais l'empilement administratif. Jamais les 1200 agences publiques. Jamais la bureaucratie qui coûte une fortune avant même de soigner le moindre patient. Toujours les mêmes : les Français qui travaillent, cotisent, paient leur mutuelle... et découvrent qu'ils seront encore moins remboursés. Ils ne réforment pas le système. Ils rabotent le citoyen-contribuable. Insupportable. #Santé #Réforme #Bureaucratie

Rafik Smati Jul 24

Trois décisions politiques prises cette semaine résument à elles seules l'état d'esprit suicidaire de notre pays. 1) Le ministre des Transports a annoncé, avec une satisfaction assumée, que la France continuerait d'interdire la conduite autonome FSD, alors même que les systèmes d'aide à la conduite réduisent déjà le nombre d'accidents et sauveront demain toujours plus de vies. 2) L'Assemblée nationale a voté l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Pourtant, l'éducation des enfants est d'abord la responsabilité des parents. Et cette interdiction suppose, de fait, de généraliser la vérification de l'identité ou de l'âge de tous les internautes, avec les questions majeures de libertés publiques que cela soulève. 3) Cette semaine aussi, la France a ordonné de bloquer l'accès à Polymarket, l'un des marchés prédictifs les plus innovants au monde. On n'interdit plus seulement d'y parier : on interdit désormais d'y accéder et de s'informer. La consultation même d'un site devient interdite. Trois sujets totalement différents, mais un même réflexe : interdire. Le principe de précaution est devenu une philosophie de gouvernement. À défaut de préparer l'avenir et de porter une ambition, trop de responsables politiques cherchent à donner l'illusion de l'action en proclamant de nouvelles interdictions. Ils n'ont pas compris que, dans le monde qui vient, les nations les plus puissantes ne seront pas celles qui auront le plus interdit, mais celles qui sauront aller vite, tester, itérer, innover et oser. Tétanisés par la vitesse de ce monde qui change, ils préfèrent répondre au progrès par la peur. S'ils le pouvaient, ils interdiraient le futur. Nous ne les laisserons pas faire. #Liberté #Innovation #Politique

Rafik Smati Jun 27

Pendant des décennies, la gauche a imposé son magistère moral sur la France. L'humanisme, c'était elle. L'écologie, c'était elle. La solidarité, c'était elle. Le progrès moral, c'était elle. Le scandale n'est pas qu'elle ait voulu cette domination. C'est que la droite l'ait acceptée. Qu'elle ait passé 40 ans à quémander des certificats de respectabilité auprès de ceux qui la méprisaient. L'histoire récente n'est qu'une longue liste de ces renoncements. En 1988, Jacques Chirac conclut que ses 2 années de réformes libérales à Matignon ont causé sa perte. En 1995, il revient avec la « fracture sociale ». Et gagne. En 2005, il fait inscrire le principe de précaution dans la Constitution. Pour plaire aux écologistes, on grave dans le marbre la défiance envers la science et l'industrie. En 2007, Nicolas Sarkozy fait de « l'ouverture » à gauche l'acte fondateur de son quinquennat. Un geste symbolique fort pour montrer qu'il n'était pas « seulement » de droite. En 2020, Emmanuel Macron ferme Fessenheim, après avoir programmé l'arrêt de 14 réacteurs nucléaires pour amadouer une écologie politique. Avant que la réalité énergétique n'impose un revirement spectaculaire. Le schéma ne change jamais. La gauche impose son cadre moral. La droite s'excuse, envoie des signaux, cherche l'onction. Restait le choix : se taire, faire des courbettes, ou s'assumer et se faire traiter de « néolibéral » ou « d'extrême droite ». Le débat n'a pas eu lieu. Il est écrasé par la disqualification. Mais le vent tourne. Les Français voient l'imposture. Les intimidations morales ne prennent plus. N'en déplaise aux apôtres de la lutte des classes, 82% des Français ont une bonne opinion des entreprises. N'en déplaise aux décroissants qui jubilent à chaque canicule, 8 Français sur 10 veulent généraliser la climatisation, et 7 sur 10 voient le nucléaire comme un atout. N'en déplaise aux partisans de l'immigration sans limite, 72 à 79% des Français réclament un référendum. Oui, les Français veulent de l'énergie, de la science, de la croissance et la maîtrise de leurs frontières. Pas la décroissance honteuse qu'on leur vend depuis 20 ans. Par ses outrances, LFI a tué la gauche. Le Roi est nu. L'imposture est démasquée. Il est temps que tous ceux qui se revendiquent républicains, libéraux, pro-science et pro-progrès se réveillent, s'unissent, et assument enfin ce qu'ils sont. Le vent a tourné. L'ère de la repentance est révolue. Place à ceux qui feront l'avenir. #PolitiqueFrançaise #République #Progrès

Rafik Smati Jun 18

Une nouvelle taxe sur les lingots, les maisons et les voitures de sport. Objectif affiché : faire payer les riches. Soit. Résultat, avant même son entrée en vigueur, les contribuables concernés réorganisent leur patrimoine, sortent ces actifs de leurs holdings ou modifient leur structure de détention. Et au final, cette taxe ne rapportera presque rien ! On connaît pourtant la fin du film. En 2018, la fameuse « taxe sur les yachts » devait rapporter 10 millions par an. Elle en a rapporté 86 700. Les propriétaires avaient simplement changé de pavillon et quitté la France, au point qu'aujourd'hui à peine 7 ou 8 bateaux sont encore concernés. Avant elle, la taxe à 75% de François Hollande : brandie comme la grande justice fiscale, enterrée au bout de 2 ans, avec pour seul trophée une vague de départs d'entrepreneurs. À chaque fois, le scénario est le même. On vote une nouvelle taxe. Ceux qu'elle vise adaptent leur comportement en quelques semaines. Les recettes espérées s'évaporent. Et la France gagne une réputation supplémentaire de pays hostile au capital. Sauf que le capital n'est pas un troupeau qu'on parque. C'est un flux vivant. Il va là où on l'accueille, il fuit là où on le menace. Voilà 50 ans que la France répond aux mêmes échecs par les mêmes recettes. Le plus fascinant, ce n'est pas que cette taxe fasse un flop. C'est qu'on soit encore surpris qu'elle en fasse un. #Fiscalité #Économie #Immobilier

Rafik Smati Jun 13

Depuis ce midi, je lis les réactions indignées de nos responsables politiques après la décision américaine de couper au reste du monde l'accès aux IA les plus puissantes. Certains ont été premier ministre. D'autres ministres, parlementaires... Et soudain ils semblent découvrir l'eau chaude. Qu'ils s'indignent, soit. Qu'ils semblent sincèrement surpris, voilà qui n'a rien de rassurant. Car derrière l'indignation du jour, rares sont ceux qui portent une vision réelle de l'avenir. Et c'est tout le problème. #IA #Politique #Innovation

Rafik Smati Jun 13

Alerte ! Les États-Unis ont coupé cette nuit au reste du monde l’accès à Fable et à Mythos d’Anthropic, les IA les plus puissantes jamais créées. Au nom de la sécurité nationale. Plus de doute possible : la guerre technologique mondiale est désormais ouverte. Et dans cette guerre, celui qui contrôle la technologie contrôle l'avenir. Mais ici, en France, tout le monde s’en fout : la prochaine présidentielle parlera de réforme des retraites et de taxation des riches. Le réveil de la France et de l’Europe sera brutal. #IA #Technologie #GuerreTechnologique

Rafik Smati Jun 10

J'ai testé cette nuit Claude Fable 5, la nouvelle IA d'Anthropic. Et j'en ai eu le vertige. Entrepreneur du numérique depuis les débuts d'Internet, j'ai vécu toutes les grandes vagues technologiques de ces dernières décennies. Mais je n'avais jamais rien ressenti de tel. Quelque chose est vraiment en train de changer d'échelle. Je crois sincèrement que nous nous rapprochons de l’AGI, ou Intelligence Artificielle Générale, ce seuil historique où la machine ne se contente plus d’exécuter des tâches spécialisées, mais devient capable de comprendre, raisonner, apprendre et agir, à l'égal de l'homme, dans la plupart des domaines. Une telle révolution devrait être au cœur de nos débats. Pourtant, parmi la centaine de candidats putatifs à l'élection présidentielle de 2027, combien consacrent réellement du temps à comprendre ce qui se joue ? Je constate que la plupart d'entre eux, hélas, se projettent dans un monde qui n'existe déjà plus. Je pense notamment à Édouard Philippe, dont les déclarations récentes sur l'IA ont révélé une désinvolture déconcertante face à ce qui est pourtant la plus grande rupture technologique de l'histoire de l'humanité. Le risque, et il est immense, est que la prochaine élection présidentielle soit une fois encore confisquée par les batailles du passé, alors même que les bouleversements décisifs de ce siècle se déroulent sous nos yeux. Or 2027 ne devra pas être l’élection de la nostalgie. Elle devra être l’élection de l’avenir, le moment où la France cessera enfin de débattre de ce qu’elle était pour commencer à choisir ce qu’elle veut devenir. La question n’est plus de savoir si le monde va changer. Il change déjà. La question est de savoir si la France sera à la hauteur du monde qui vient. #IA #Technologie #AGI

Rafik Smati Jun 4

En France, on serait « riche » à partir de 4300 € nets par mois. C'est ce que vient de décréter l'Observatoire des inégalités. Mais quelle blague ! 4,8 millions de Français viennent donc d'apprendre qu'ils sont des nantis. C'est quoi l'étape d'après ? Les taxer davantage ? Car pendant qu'on cherche de nouveaux « riches » à montrer du doigt, on évite le vrai débat : celui de l'appauvrissement de la France. Aujourd'hui, la France est tombée au 29ème rang mondial en PIB par habitant. En parité de pouvoir d'achat, nous sommes désormais sous la moyenne de l'Union européenne selon Eurostat. Le salaire médian français est de 2190 € nets par mois. En Allemagne, il dépasse 2700 €. En Suisse, il approche 5000 €. Le problème de la France n'est pas qu'il y ait trop de riches. Le problème, c'est qu'il y a de moins en moins de Français réellement prospères. À force d'opposer les Français entre eux, on finit par oublier l'essentiel : une nation ne s'enrichit pas en traquant la richesse. Elle s'enrichit en la créant. C'était hier soir sur le plateau d'Yves Calvi sur LCI. #France #Inégalités #Économie

Rafik Smati Jun 2

Un entrepreneur européen sur trois envisage de partir aux États-Unis. Glaçant. Tout le monde se félicite des 93 milliards d'euros de Choose France. Mais derrière cette réussite se cache une autre réalité : pendant qu'on célèbre l'argent qui entre, personne ne compte le talent qui sort. C'est cette hémorragie des talents qui devrait nous obséder. Car oui, on peut attirer des investisseurs étrangers pour construire des datacenters sur notre sol. Mais le capital le plus précieux, celui qui crée les entreprises de demain, n'est pas financier. Il est humain. Et lui, il part. En tant qu'entrepreneur, je connais les raisons de ces départs : ici, on punit le risque, on taxe la réussite, on noie l'audace sous la norme, on assèche le capital. Là-bas, on valorise l'échec et on finance l'audace. Ajoutez l'instabilité politique et les débats délirants de l'Assemblée nationale, et il ne se passe pas une semaine sans que j'apprenne qu'un entrepreneur part ou prépare ses valises. Un pays qui attire les capitaux mais laisse partir ses bâtisseurs ne prépare pas son avenir. Il met son territoire en location. Retenons d'abord nos talents. La prospérité suivra. Et la grandeur aussi. #Entrepreneuriat #Talents #ChooseFrance