Nouvelle dégringolade de la France dans le classement PISA. Les élèves français ont perdu 2 ans de niveau scolaire en 10 ans ! Une hécatombe et une capitulation devant l'avenir. Nous allons maintenant assister à un concert d'indignation et de mauvaise foi. Ceux qui sont actuellement aux commandes vont s'empresser de désigner des boucs émissaires : le numérique, l'IA... Comme si les pays qui nous surclassent étaient coupés du monde numérique ! Je prends le pari avec vous qu'ils annonceront bientôt une commission, un plan, quelques mesures. Puis plus rien. Jusqu'au prochain classement, où on découvrira que la France aura encore reculé. C'est pas comme si on ne savait pas... En 20 ans, la France a divisé par 3 la proportion de ses excellents élèves en mathématiques et presque doublé celle des élèves en difficulté. Ce ne sont pas nos enfants qui sont devenus mauvais ni nos professeurs qui ont failli. C'est un système politique qui a fait de la médiocrité une fatalité, de l'excellence un tabou et de la sélection un scandale inégalitaire. Ils ont même osé retirer les mathématiques du tronc commun en 1ère au lycée, avant de se raviser. Et tout ça arrive au pire moment. Nous entrons en effet dans un monde où les mathématiques vont s'imposer comme une discipline primordiale pour façonner notre futur. Pas seulement pour devenir ingénieur ou chercheur. Mais parce qu'elles apprennent à raisonner, à démontrer, à appréhender l'entropie, à modéliser la complexité, à distinguer ce qui est vrai de ce qui semble vrai. À l'heure de l'IA, ceux qui maîtriseront les mathématiques comprendront les machines, les construiront et les dirigeront. Les autres risquent de les subir. La bataille des maths est donc bien plus qu'une bataille scolaire. C'est une bataille de souveraineté, une bataille pour notre place dans le monde qui vient. Nos enfants méritent mieux que ce renoncement. Ils méritent qu'on recommence à croire en eux. Et qu'on recommence à exiger beaucoup d'eux. #Éducation #Mathématiques #France