Si tu montes une troupe de théâtre pour jouer Molière, Racine, Corneille, Marivaux ou Musset à destination des scolaires, tu n’auras aucun client. En revanche, si tu proposes un spectacle pro-migrants accompagné d’un atelier sur les fake news, les établissements scolaires t’ouvriront grand leurs portes. Tout le dispositif est gagnant : l’intermittent transforme son militantisme en activité rémunérée, sans décor coûteux, sans véritable mise en scène et sans grand texte à maîtriser; le prof de gauche fait entrer ses convictions dans la classe; le chef d’établissement coche les cases culture, citoyenneté et inclusion; les parents sont rassurés puisqu’on leur explique qu’il s’agit d’art et la gauche, plus généralement, voit ses militants, ses idées et sa propagande financés par l’État avec un accès aux enfants. Les centristes, eux, tolèrent parfaitement ce système, puisque cette propagande porte sur des sujets avec lesquels ils sont largement compatibles. Les seuls perdants sont les élèves, contraints d’assister à une séance de propagande hors programme, souvent médiocre, diffusée par tout un milieu à la frontière du spectacle vivant et de l’ultragauche, alors qu’avec les mêmes moyens, on pourrait leur faire découvrir tant de merveilles du monde, de l’art et de la vie. Et si quelqu’un proteste, on l’accusera évidemment de s’opposer à l’art, à la culture ou à l’ouverture d’esprit. Il faut tout couper, remettre le système à plat et repartir de zéro. Aucune association militante n’a à mettre un pied dans une classe devant des élèves captifs. Et c’est ce même système qui prétend désormais que s'il souhaite interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, c'est au nom de leur protection.... Mouais. https://t.co/CYUy3g0Iw8 #Théâtre #Éducation #Culture
