🔴 L'avantage de Ferrari ne tient pas uniquement au tour réalisé par Hamilton. Les données télémétriques montrent une SF-26 performante dans les virages lents, moyens et rapides, les deux pilotes sachant l'exploiter différemment. Leclerc a fait figure de référence dans les sections lentes, où il a apporté plus de vitesse dans la phase centrale du virage et a utilisé l'accélérateur pour achever la rotation de la voiture. Hamilton, quant à lui, a construit son avantage dans les virages moyens et rapides, se montrant particulièrement efficace dans la transition entre la phase de passage et celle d'accélération. - Après les essais comparatifs de la FP1, Ferrari a harmonisé la configuration aérodynamique des deux monoplaces. Le nouvel aileron arrière « inversée », dotée des petits profils dans la zone centrale déjà utilisés par Leclerc, a également été montée sur la voiture de Lewis. L’objectif était d’augmenter l’appui sans compromettre excessivement l’efficacité dans les lignes droites. La réaction sur la piste s’est avérée encourageante. Hamilton, qui s’était montré très critique quant à l’équilibre de la voiture lors de la première séance, n’a plus signalé les mêmes problèmes lors de la FP2. Il n’a pas donné d’indications précises sur ses sensations, mais les données télémétriques montrent une voiture plus stable et un pilote plus libre d’anticiper l’accélération. - L'analyse des accélérations à moins de 240 km/h met en évidence l'un des points les plus intéressants de la séance. Dans les phases où le frein était déjà relâché, où la vitesse augmentait et où l'accélération dépassait 70 %, Hamilton s'est révélé le plus efficace. Hamilton a maintenu une ouverture moyenne de l’accélérateur de 98 %, parcourant près de 90 % des zones analysées avec au moins 95 % d’ouverture. Leclerc, bien que très compétitif, a dû moduler davantage la pédale en sortie de virage. - La différence entre les deux pilotes Ferrari peut se résumer ainsi : Leclerc aborde le cœur du virage à plus grande vitesse, tandis que Hamilton parvient à rendre la phase suivante plus fluide. Charles exploite davantage l’entrée et la rotation ; Lewis achève plus tôt le mouvement de la voiture et peut stabiliser l’arrière grâce à l’accélérateur. - Leclerc a déclaré à la radio qu'il n'était pas satisfait de son tour. Les meilleurs secteurs montrent toutefois que le Monégasque avait déjà enchaîné ses trois meilleurs temps : son 1:18.877 correspond en effet au tour idéal. Cela ne signifie pas qu'il ne pouvait pas faire mieux. Cela signifie simplement qu'il n'avait pas laissé de dixièmes évidents dans un secteur qu'il avait déjà parcouru auparavant. (🌕 Plus d'informations dans l'article de @spontonc : https://t.co/dVohdb70xC) #F1 #Ferrari #Hamilton